Carnet de guerre, item 34

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 Titre  Le 14 septembre 1914

Nous restons dans les environs où nous

étions arrivés la veille et nous de-

vons rester dans ces pararages jusqu'au

3 Avril 1915. Les premiers jours, nous n'é-

tions pas avec le régiment, notre service étant

ailleur, aussi nous n'étions pas très bien

ravitaillés, le régiment aussi a passé 5 où 6

jours où il ne reçevait que des conserves et

des biscuits et encore pas tout ce qu'il au-

rait fallu. Nous nous sommes allé à 2

kilomètres dans un champ arracher un demi

sac de pommes de terre, on en à fait cuire

en sauce blanche, sans graisse et sans sel.

Nous en avons tout mangé trois assiette cha-

cun et même plus et sans pain et com-

me boisson de l'eau, le lieutenant était

comme un affamé, mais maintenant

nous étions sauvés, nous avons mangé deux

jours des pommes de terre en sauce, le soir

du 2e jour j'ai vu à un endroit que le 88e

avait abandonné une partie de son ravi-

taillement, les obus les avaient obligés à l'a-

bandonner, le lendemain avec Perpichon

j'y suis allé, car j'avais la permission du

lieutenant et nous avons fait trois voyages,

nous avons porté un sac de haricots et 

trois caisses de conserves, dont une caisse

de potage condensé de Teyssoneau Bordeaux

qui fait un bouillon exquis et un sac de

biscuits, maintenant nous étions sauvés pour

toujours, nous avons fait cuire une pleine

marmite qui tenait au moins 40 litres et com-

me on ne pouvait pas faire de soupe vu

que nous n'avions pas de pain pour la trem-

per, on mettait de ce potage condensé et

les haricots étaient exquis, nous mangions

ce que nous nous avions besoin et puis en don-

nions à ceux des Cies qui se trouvaient aux

alentours. Le lendemain on attrappé un mou-

ton et nous en avons eu là pour deux où 

trois jours et en attendant le ravitaille-

ment à repris normalement et nous n'a-

vons plus manqué de rien depuis.

 Centré Pour le cantonnement

Le soir du 14 septembre nous avons couché

dans une cabane en planche au milieu

des bois et nous avons continué à y coucher

chaque fois que nous n'étions pas de service

jusqu'au 25 octobre, vers les 17 où 18 octobre

nous avons commencé une cabane où nous

n'avons pas eu le temps de coucher quand

elle a été prête il a fallu partir, pour

la construction de ces cabanes moi j'étais

le maître charpentier, nous changeons donc

le 25 octobre et allons coucher pendant deux

jours dans une cabanne faite par le 83e, puis

on change de nouveau et on nous dit que

nous resterions dans le bois où on nous avait

placés et que plûtot nous serions à l'abri, le premier

soir la charpente  était faite et le lendemain

on couvrait avec du gazon et nous étions

maintenant à l'abri, je me rappelle que

nous nous sommes dépéchés car la nuit 

avant nous n'avions pas eu chaud sous

la toile de tente. Puis pour etre plus à 

l'aise nous en avons fait une deuxième.

Par intervalle nous allions passer 2 où trois

à Somme-Suippe, mais nous avons fini par

ne plus y aller car nous avions plus chaud

dans nos guitounes et il y avait une cheminée

à chacune. Puis vers le 20 décembre on nous

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 Titre  Le 14 septembre 1914

Nous restons dans les environs où nous

étions arrivés la veille et nous de-

vons rester dans ces pararages jusqu'au

3 Avril 1915. Les premiers jours, nous n'é-

tions pas avec le régiment, notre service étant

ailleur, aussi nous n'étions pas très bien

ravitaillés, le régiment aussi a passé 5 où 6

jours où il ne reçevait que des conserves et

des biscuits et encore pas tout ce qu'il au-

rait fallu. Nous nous sommes allé à 2

kilomètres dans un champ arracher un demi

sac de pommes de terre, on en à fait cuire

en sauce blanche, sans graisse et sans sel.

Nous en avons tout mangé trois assiette cha-

cun et même plus et sans pain et com-

me boisson de l'eau, le lieutenant était

comme un affamé, mais maintenant

nous étions sauvés, nous avons mangé deux

jours des pommes de terre en sauce, le soir

du 2e jour j'ai vu à un endroit que le 88e

avait abandonné une partie de son ravi-

taillement, les obus les avaient obligés à l'a-

bandonner, le lendemain avec Perpichon

j'y suis allé, car j'avais la permission du

lieutenant et nous avons fait trois voyages,

nous avons porté un sac de haricots et 

trois caisses de conserves, dont une caisse

de potage condensé de Teyssoneau Bordeaux

qui fait un bouillon exquis et un sac de

biscuits, maintenant nous étions sauvés pour

toujours, nous avons fait cuire une pleine

marmite qui tenait au moins 40 litres et com-

me on ne pouvait pas faire de soupe vu

que nous n'avions pas de pain pour la trem-

per, on mettait de ce potage condensé et

les haricots étaient exquis, nous mangions

ce que nous nous avions besoin et puis en don-

nions à ceux des Cies qui se trouvaient aux

alentours. Le lendemain on attrappé un mou-

ton et nous en avons eu là pour deux où 

trois jours et en attendant le ravitaille-

ment à repris normalement et nous n'a-

vons plus manqué de rien depuis.

 Centré Pour le cantonnement

Le soir du 14 septembre nous avons couché

dans une cabane en planche au milieu

des bois et nous avons continué à y coucher

chaque fois que nous n'étions pas de service

jusqu'au 25 octobre, vers les 17 où 18 octobre

nous avons commencé une cabane où nous

n'avons pas eu le temps de coucher quand

elle a été prête il a fallu partir, pour

la construction de ces cabanes moi j'étais

le maître charpentier, nous changeons donc

le 25 octobre et allons coucher pendant deux

jours dans une cabanne faite par le 83e, puis

on change de nouveau et on nous dit que

nous resterions dans le bois où on nous avait

placés et que plûtot nous serions à l'abri, le premier

soir la charpente  était faite et le lendemain

on couvrait avec du gazon et nous étions

maintenant à l'abri, je me rappelle que

nous nous sommes dépéchés car la nuit 

avant nous n'avions pas eu chaud sous

la toile de tente. Puis pour etre plus à 

l'aise nous en avons fait une deuxième.

Par intervalle nous allions passer 2 où trois

à Somme-Suippe, mais nous avons fini par

ne plus y aller car nous avions plus chaud

dans nos guitounes et il y avait une cheminée

à chacune. Puis vers le 20 décembre on nous


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  • April 4, 2017 10:47:45 Johann Grimm

     Titre  Le 14 septembre 1914

    Nous restons dans les environs où nous

    étions arrivés la veille et nous de-

    vons rester dans ces pararages jusqu'au

    3 Avril 1915. Les premiers jours, nous n'é-

    tions pas avec le régiment, notre service étant

    ailleur, aussi nous n'étions pas très bien

    ravitaillés, le régiment aussi a passé 5 où 6

    jours où il ne reçevait que des conserves et

    des biscuits et encore pas tout ce qu'il au-

    rait fallu. Nous nous sommes allé à 2

    kilomètres dans un champ arracher un demi

    sac de pommes de terre, on en à fait cuire

    en sauce blanche, sans graisse et sans sel.

    Nous en avons tout mangé trois assiette cha-

    cun et même plus et sans pain et com-

    me boisson de l'eau, le lieutenant était

    comme un affamé, mais maintenant

    nous étions sauvés, nous avons mangé deux

    jours des pommes de terre en sauce, le soir

    du 2e jour j'ai vu à un endroit que le 88e

    avait abandonné une partie de son ravi-

    taillement, les obus les avaient obligés à l'a-

    bandonner, le lendemain avec Perpichon

    j'y suis allé, car j'avais la permission du

    lieutenant et nous avons fait trois voyages,

    nous avons porté un sac de haricots et 

    trois caisses de conserves, dont une caisse

    de potage condensé de Teyssoneau Bordeaux

    qui fait un bouillon exquis et un sac de

    biscuits, maintenant nous étions sauvés pour

    toujours, nous avons fait cuire une pleine

    marmite qui tenait au moins 40 litres et com-

    me on ne pouvait pas faire de soupe vu

    que nous n'avions pas de pain pour la trem-

    per, on mettait de ce potage condensé et

    les haricots étaient exquis, nous mangions

    ce que nous nous avions besoin et puis en don-

    nions à ceux des Cies qui se trouvaient aux

    alentours. Le lendemain on attrappé un mou-

    ton et nous en avons eu là pour deux où 

    trois jours et en attendant le ravitaille-

    ment à repris normalement et nous n'a-

    vons plus manqué de rien depuis.

     Centré Pour le cantonnement

    Le soir du 14 septembre nous avons couché

    dans une cabane en planche au milieu

    des bois et nous avons continué à y coucher

    chaque fois que nous n'étions pas de service

    jusqu'au 25 octobre, vers les 17 où 18 octobre

    nous avons commencé une cabane où nous

    n'avons pas eu le temps de coucher quand

    elle a été prête il a fallu partir, pour

    la construction de ces cabanes moi j'étais

    le maître charpentier, nous changeons donc

    le 25 octobre et allons coucher pendant deux

    jours dans une cabanne faite par le 83e, puis

    on change de nouveau et on nous dit que

    nous resterions dans le bois où on nous avait

    placés et que plûtot nous serions à l'abri, le premier

    soir la charpente  était faite et le lendemain

    on couvrait avec du gazon et nous étions

    maintenant à l'abri, je me rappelle que

    nous nous sommes dépéchés car la nuit 

    avant nous n'avions pas eu chaud sous

    la toile de tente. Puis pour etre plus à 

    l'aise nous en avons fait une deuxième.

    Par intervalle nous allions passer 2 où trois

    à Somme-Suippe, mais nous avons fini par

    ne plus y aller car nous avions plus chaud

    dans nos guitounes et il y avait une cheminée

    à chacune. Puis vers le 20 décembre on nous


Description

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  • 49.1167609||4.580711||

    Somme-Suippe

Location(s)
  • Document location Somme-Suippe


ID
9286 / 88498
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
DELRIEU
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/







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