Carnet de guerre, item 32

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 Titre  Le 12 septembre 1914

Nous partons au jour, dans les

villages que nous traversons toutes

les maisons sont pillées, tables, ar-

moires, chaises et ustensilles de tou-

te sorte et le linge aussi, tout

cela ne forme plus qu'un amas

tout est bouleversé, la majeure

partie de toutes ces choses on été

emportées au dehors on en trouve

partout sur les bords de la route

pendant un kilomètre à l'entrée

et à la sortie des villages, dans les

rues et jusque dans les caves ou tous

est bouleversé, au tour des villages

il y a de vastes champs couverts de

de toute sorte d'objets, les tables, les 

chaises, les bouteilles et vases et toute

sorte de faïence voisinent avec

les couates, les sommiers, les draps de

lits les serviettes, les chemises et toute

sorte de linge, il y a a aussi des ton-

neaux, des marmites, des bicyclettes, des

voitures de toute sorte, c'est une dé-

vastation complète, et c'est bien

triste à voir. Les quelques rares pers-

sonnes qui étaient restées c'est à dire

quelques vieillards, nous ont que les

Allemands sortaient tout ce qu'il y

avait dans les maisons, et que pourvu

qu'ils les aient laissez faire ils ne

leur faisaient pas du mal. A cha-

que village que nous traversons c'est

le même tableau. Nous longeons la

voie ferrée qui va vers Chalons pendant

deux ou trois heures, peut-être davanta-

ge, sur la route tous les poteaux télé-

graphiques sont coupés, les bornes kilomé-

triques sont arrachées, la route est défon-

cée même, à plusieurs endroits, il à

dû y passer beaucoup de véhicules

en très peu de temps. Dans les

bois où fermes éloigné un peu de la

grande route des patrouilles fran

caises attrappent de temps en temps

quelques allemands qui se sont cachés

soit dans les caves où dans les brou-

sailles, il sont dirigés après intéroga-

toire, vers l'arrière, en face de

Pogny nous traversons la Marne

et le canal, les ponts sont encore in-

tact, les allemands n'ont pas eu le

temps de les faire sauteur, mais le

canal était à sec, ils avaient ouvert les

écluses, nous traversons ensuite le village

de Pogny, dans ce village on s'est battu

avec acharnement parait-il, d'ailleurs ce-

la se voit très bien, toutes les maisons

sont criblées de balles et les obus en

ont démolies beaucoup, bien souvent

on passe à côté de maison qui mena-

cent beaucoup de s'écrouler sur nous

aussi on nous fait tenir dans la milieu

de la rue, comme dans les autres villages

le pillage s'y est fait au grand complet.

Nous nous arrêtons dans une pairie 

sur les bords de la Marne pour faire le

café. Nous avons trouvé un sceau Alle-

mand et nous nous en servons pour

aller chercher l'eau à la Marne, je me

rappelle que ce sceau était très pratique

à deux on portait la valeur de 4 sceaux des

notres, il était carré, nous l'avons conservé

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 Titre  Le 12 septembre 1914

Nous partons au jour, dans les

villages que nous traversons toutes

les maisons sont pillées, tables, ar-

moires, chaises et ustensilles de tou-

te sorte et le linge aussi, tout

cela ne forme plus qu'un amas

tout est bouleversé, la majeure

partie de toutes ces choses on été

emportées au dehors on en trouve

partout sur les bords de la route

pendant un kilomètre à l'entrée

et à la sortie des villages, dans les

rues et jusque dans les caves ou tous

est bouleversé, au tour des villages

il y a de vastes champs couverts de

de toute sorte d'objets, les tables, les 

chaises, les bouteilles et vases et toute

sorte de faïence voisinent avec

les couates, les sommiers, les draps de

lits les serviettes, les chemises et toute

sorte de linge, il y a a aussi des ton-

neaux, des marmites, des bicyclettes, des

voitures de toute sorte, c'est une dé-

vastation complète, et c'est bien

triste à voir. Les quelques rares pers-

sonnes qui étaient restées c'est à dire

quelques vieillards, nous ont que les

Allemands sortaient tout ce qu'il y

avait dans les maisons, et que pourvu

qu'ils les aient laissez faire ils ne

leur faisaient pas du mal. A cha-

que village que nous traversons c'est

le même tableau. Nous longeons la

voie ferrée qui va vers Chalons pendant

deux ou trois heures, peut-être davanta-

ge, sur la route tous les poteaux télé-

graphiques sont coupés, les bornes kilomé-

triques sont arrachées, la route est défon-

cée même, à plusieurs endroits, il à

dû y passer beaucoup de véhicules

en très peu de temps. Dans les

bois où fermes éloigné un peu de la

grande route des patrouilles fran

caises attrappent de temps en temps

quelques allemands qui se sont cachés

soit dans les caves où dans les brou-

sailles, il sont dirigés après intéroga-

toire, vers l'arrière, en face de

Pogny nous traversons la Marne

et le canal, les ponts sont encore in-

tact, les allemands n'ont pas eu le

temps de les faire sauteur, mais le

canal était à sec, ils avaient ouvert les

écluses, nous traversons ensuite le village

de Pogny, dans ce village on s'est battu

avec acharnement parait-il, d'ailleurs ce-

la se voit très bien, toutes les maisons

sont criblées de balles et les obus en

ont démolies beaucoup, bien souvent

on passe à côté de maison qui mena-

cent beaucoup de s'écrouler sur nous

aussi on nous fait tenir dans la milieu

de la rue, comme dans les autres villages

le pillage s'y est fait au grand complet.

Nous nous arrêtons dans une pairie 

sur les bords de la Marne pour faire le

café. Nous avons trouvé un sceau Alle-

mand et nous nous en servons pour

aller chercher l'eau à la Marne, je me

rappelle que ce sceau était très pratique

à deux on portait la valeur de 4 sceaux des

notres, il était carré, nous l'avons conservé


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  • April 4, 2017 10:17:12 Johann Grimm

     Titre  Le 12 septembre 1914

    Nous partons au jour, dans les

    villages que nous traversons toutes

    les maisons sont pillées, tables, ar-

    moires, chaises et ustensilles de tou-

    te sorte et le linge aussi, tout

    cela ne forme plus qu'un amas

    tout est bouleversé, la majeure

    partie de toutes ces choses on été

    emportées au dehors on en trouve

    partout sur les bords de la route

    pendant un kilomètre à l'entrée

    et à la sortie des villages, dans les

    rues et jusque dans les caves ou tous

    est bouleversé, au tour des villages

    il y a de vastes champs couverts de

    de toute sorte d'objets, les tables, les 

    chaises, les bouteilles et vases et toute

    sorte de faïence voisinent avec

    les couates, les sommiers, les draps de

    lits les serviettes, les chemises et toute

    sorte de linge, il y a a aussi des ton-

    neaux, des marmites, des bicyclettes, des

    voitures de toute sorte, c'est une dé-

    vastation complète, et c'est bien

    triste à voir. Les quelques rares pers-

    sonnes qui étaient restées c'est à dire

    quelques vieillards, nous ont que les

    Allemands sortaient tout ce qu'il y

    avait dans les maisons, et que pourvu

    qu'ils les aient laissez faire ils ne

    leur faisaient pas du mal. A cha-

    que village que nous traversons c'est

    le même tableau. Nous longeons la

    voie ferrée qui va vers Chalons pendant

    deux ou trois heures, peut-être davanta-

    ge, sur la route tous les poteaux télé-

    graphiques sont coupés, les bornes kilomé-

    triques sont arrachées, la route est défon-

    cée même, à plusieurs endroits, il à

    dû y passer beaucoup de véhicules

    en très peu de temps. Dans les

    bois où fermes éloigné un peu de la

    grande route des patrouilles fran

    caises attrappent de temps en temps

    quelques allemands qui se sont cachés

    soit dans les caves où dans les brou-

    sailles, il sont dirigés après intéroga-

    toire, vers l'arrière, en face de

    Pogny nous traversons la Marne

    et le canal, les ponts sont encore in-

    tact, les allemands n'ont pas eu le

    temps de les faire sauteur, mais le

    canal était à sec, ils avaient ouvert les

    écluses, nous traversons ensuite le village

    de Pogny, dans ce village on s'est battu

    avec acharnement parait-il, d'ailleurs ce-

    la se voit très bien, toutes les maisons

    sont criblées de balles et les obus en

    ont démolies beaucoup, bien souvent

    on passe à côté de maison qui mena-

    cent beaucoup de s'écrouler sur nous

    aussi on nous fait tenir dans la milieu

    de la rue, comme dans les autres villages

    le pillage s'y est fait au grand complet.

    Nous nous arrêtons dans une pairie 

    sur les bords de la Marne pour faire le

    café. Nous avons trouvé un sceau Alle-

    mand et nous nous en servons pour

    aller chercher l'eau à la Marne, je me

    rappelle que ce sceau était très pratique

    à deux on portait la valeur de 4 sceaux des

    notres, il était carré, nous l'avons conservé


Description

Save description
  • 48.857666||4.483645||

    Pogny

Location(s)
  • Document location Pogny


ID
9286 / 88485
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
DELRIEU
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/







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