Carnet de guerre, item 30

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 Titre  Le 10 septembre 1914 { Bataille de la Marne

Dans la nuit il à plu et nous nous

sommes abrités tant bien que mal

sous un petit hangar d'autres sont

restés sous des grands sapins qui for-

maient une allée à côté de la fer-

me. Dans la matinée je vais au

service sanitaire me faire mettre

de la teinture d'iode sur le bouton

que j'avais sur le genou, le mé-

decin-major me dit de le lui faire

voir, il dit qu'il était mûr, il me

le pressa et il s'épura et il dit

aux infirmiers de me faire un très

bon pansement, ce qu'ils firent de

suite et je fus moins souffrant tout

de suite après. Vers 1 heure de l'après

midi le Lieutenant Crouzet vient nous

dire que le Général de Division venait

de recevoir un télégramme du Général

Joffre disant que les Allemands reculaient 

sur tout le front, nous étions tous très

contenant d'apprendre cette heureuse nou-

velle. Vers 2 heures le Capne Bousquet qui avait

été blessé à un bras et qui nous comman-

dait pour ce jour-là, nous fit partir pour

rejoindre le Colonel disait-il, nous traver-

sames un grand vallon et passâmes en

avant des certains régiments de reserve

et allâmes dans un espèce de petit bois

où nous nee trouvâmes personne et nous

fit revenir presque de suite à la ferme 

car dans ce petit bois, il y tombait une grê-

le d'obus. Le soir à la nuit nous repartimes

et on alla coucher sur le bord d'un chemin

et une pluie fine toute la nuit sur le dos.


 Titre  Le 11 septembre 1914

Au jour nous revenons à la ferme

de la Certine et nous y restons jus-

que vers 11 heures du matin, là

nous touchons des vivres et faisons

un peu de bouillon et du café. 

Certains d'entre nous vont visiter 

à 4 où 500 mètres les tranchées où  a eu

lieu la bataille, et nous racontent

au retour qu'elles sont pleines

de morts à certains endroit. Il parait

qu'il y en a même qui fouillaient

ces pauvres morts, mais moi je

l'ai pas vu, car je n'aime pas

à voir tous ces pauvres mort et

par conséquent je n'ai pas vu ce

que faisaient les visiteurs. Nous

partons donc vers 17 heures et nous

commencons à traverser le champ

de bataille à deux centre mètres envi-

rons de la ferme on commence à

voir les trous des deux cent dix allemands

c'était des trous comme des cuves de

15 à 20 barriques cela faisait peur à voir

puis on voit ça et là dans les divers

champs de betteraves ou de trèfle et

luzerne, quelques taches noires, ce

sont nos braves compatriotes qui

sont tombés à cet emplacement, on

rentre bientot dans les bois, la à 

droite et à gauche de la route, il

y a des tranchées hativement faites

là aussi dans ces tranchées plus-

sieurs de nos camarades y sont tom-

bés, puis nous arrivons au tranchées

là les morts sont bien plus nombreux

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 Titre  Le 10 septembre 1914 { Bataille de la Marne

Dans la nuit il à plu et nous nous

sommes abrités tant bien que mal

sous un petit hangar d'autres sont

restés sous des grands sapins qui for-

maient une allée à côté de la fer-

me. Dans la matinée je vais au

service sanitaire me faire mettre

de la teinture d'iode sur le bouton

que j'avais sur le genou, le mé-

decin-major me dit de le lui faire

voir, il dit qu'il était mûr, il me

le pressa et il s'épura et il dit

aux infirmiers de me faire un très

bon pansement, ce qu'ils firent de

suite et je fus moins souffrant tout

de suite après. Vers 1 heure de l'après

midi le Lieutenant Crouzet vient nous

dire que le Général de Division venait

de recevoir un télégramme du Général

Joffre disant que les Allemands reculaient 

sur tout le front, nous étions tous très

contenant d'apprendre cette heureuse nou-

velle. Vers 2 heures le Capne Bousquet qui avait

été blessé à un bras et qui nous comman-

dait pour ce jour-là, nous fit partir pour

rejoindre le Colonel disait-il, nous traver-

sames un grand vallon et passâmes en

avant des certains régiments de reserve

et allâmes dans un espèce de petit bois

où nous nee trouvâmes personne et nous

fit revenir presque de suite à la ferme 

car dans ce petit bois, il y tombait une grê-

le d'obus. Le soir à la nuit nous repartimes

et on alla coucher sur le bord d'un chemin

et une pluie fine toute la nuit sur le dos.


 Titre  Le 11 septembre 1914

Au jour nous revenons à la ferme

de la Certine et nous y restons jus-

que vers 11 heures du matin, là

nous touchons des vivres et faisons

un peu de bouillon et du café. 

Certains d'entre nous vont visiter 

à 4 où 500 mètres les tranchées où  a eu

lieu la bataille, et nous racontent

au retour qu'elles sont pleines

de morts à certains endroit. Il parait

qu'il y en a même qui fouillaient

ces pauvres morts, mais moi je

l'ai pas vu, car je n'aime pas

à voir tous ces pauvres mort et

par conséquent je n'ai pas vu ce

que faisaient les visiteurs. Nous

partons donc vers 17 heures et nous

commencons à traverser le champ

de bataille à deux centre mètres envi-

rons de la ferme on commence à

voir les trous des deux cent dix allemands

c'était des trous comme des cuves de

15 à 20 barriques cela faisait peur à voir

puis on voit ça et là dans les divers

champs de betteraves ou de trèfle et

luzerne, quelques taches noires, ce

sont nos braves compatriotes qui

sont tombés à cet emplacement, on

rentre bientot dans les bois, la à 

droite et à gauche de la route, il

y a des tranchées hativement faites

là aussi dans ces tranchées plus-

sieurs de nos camarades y sont tom-

bés, puis nous arrivons au tranchées

là les morts sont bien plus nombreux


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  • April 3, 2017 16:08:32 Johann Grimm

     Titre  Le 10 septembre 1914 { Bataille de la Marne

    Dans la nuit il à plu et nous nous

    sommes abrités tant bien que mal

    sous un petit hangar d'autres sont

    restés sous des grands sapins qui for-

    maient une allée à côté de la fer-

    me. Dans la matinée je vais au

    service sanitaire me faire mettre

    de la teinture d'iode sur le bouton

    que j'avais sur le genou, le mé-

    decin-major me dit de le lui faire

    voir, il dit qu'il était mûr, il me

    le pressa et il s'épura et il dit

    aux infirmiers de me faire un très

    bon pansement, ce qu'ils firent de

    suite et je fus moins souffrant tout

    de suite après. Vers 1 heure de l'après

    midi le Lieutenant Crouzet vient nous

    dire que le Général de Division venait

    de recevoir un télégramme du Général

    Joffre disant que les Allemands reculaient 

    sur tout le front, nous étions tous très

    contenant d'apprendre cette heureuse nou-

    velle. Vers 2 heures le Capne Bousquet qui avait

    été blessé à un bras et qui nous comman-

    dait pour ce jour-là, nous fit partir pour

    rejoindre le Colonel disait-il, nous traver-

    sames un grand vallon et passâmes en

    avant des certains régiments de reserve

    et allâmes dans un espèce de petit bois

    où nous nee trouvâmes personne et nous

    fit revenir presque de suite à la ferme 

    car dans ce petit bois, il y tombait une grê-

    le d'obus. Le soir à la nuit nous repartimes

    et on alla coucher sur le bord d'un chemin

    et une pluie fine toute la nuit sur le dos.


     Titre  Le 11 septembre 1914

    Au jour nous revenons à la ferme

    de la Certine et nous y restons jus-

    que vers 11 heures du matin, là

    nous touchons des vivres et faisons

    un peu de bouillon et du café. 

    Certains d'entre nous vont visiter 

    à 4 où 500 mètres les tranchées où  a eu

    lieu la bataille, et nous racontent

    au retour qu'elles sont pleines

    de morts à certains endroit. Il parait

    qu'il y en a même qui fouillaient

    ces pauvres morts, mais moi je

    l'ai pas vu, car je n'aime pas

    à voir tous ces pauvres mort et

    par conséquent je n'ai pas vu ce

    que faisaient les visiteurs. Nous

    partons donc vers 17 heures et nous

    commencons à traverser le champ

    de bataille à deux centre mètres envi-

    rons de la ferme on commence à

    voir les trous des deux cent dix allemands

    c'était des trous comme des cuves de

    15 à 20 barriques cela faisait peur à voir

    puis on voit ça et là dans les divers

    champs de betteraves ou de trèfle et

    luzerne, quelques taches noires, ce

    sont nos braves compatriotes qui

    sont tombés à cet emplacement, on

    rentre bientot dans les bois, la à 

    droite et à gauche de la route, il

    y a des tranchées hativement faites

    là aussi dans ces tranchées plus-

    sieurs de nos camarades y sont tom-

    bés, puis nous arrivons au tranchées

    là les morts sont bien plus nombreux


Description

Save description
  • 48.662478||4.462238||

    Ferme de la Certine

Location(s)
  • Document location Ferme de la Certine


ID
9286 / 88468
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
DELRIEU
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/







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