Carnet de guerre, item 19

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petit mamelon nous en empêchait

et on craignait qu'il y avait des ca-

valiers ennemis dans la région, je par-

tis donc avec Caillou, Massan et Merlet

au bout de demi-heure, on me fait

dire de rentrer et quand je suis arri-

vé les autres partis sans nous

attendre, ils étaient toujours à 4 où 500

mètres en avant de nous, nous repas-

sont à Osne et nous dirigeons vers Tétai-

gne, nous marchions tous les quatres

seuls, les autres étaient toujours en

avant de nous et continuaient à ga-

gner du chemin en passant

sur une crête, les Allemands avaient du

nous voir, car ils ont tiré quelques

fois dans notre direction, c'était les

premiers que nous avons vu éclater

cette fumée noire et ce bruit infernal

nous suffoqua un peu, mais bientôt

nous descendirent une pente et ils ne

tirèrent plus, leur tir était court de

200 mètres au moins, et nous n'avions

pas eu à en souffrir. Nous traversons

un pont que le génie à fait sauter

dès que nous avons étés passés et nous

nous arretons deux heures environs dans

Sétaigne, là j'avais rejoint les autres, nous

cassons la croûte comme nous pouvons, car

maintenant les heures de repas ne seront

jamais régulières et les boites de conserves

de viande de bœuf nous sera très utile. A

partir de Pure nous commençons a voir

les tristes convois de femmes enfants et

viellards fuyant devant l'envahisseur,

mais encore ici ils peuvent prendre le

train à diverses gares, le village où nous

sommes est déjà complètement abandon-

né et tout le bétail reste là, comme

nous mangeons, il arrive un pauvre Belge

avec son père agé au moins de 75 ans, ils

manqué le dernier train, ils sont exténués

de fatigue, quelques instants le pauvre vieux

s'évanouit, on le ranime avait de l'eau frai-

che puis nous lui faisons avaler deux où 

trois œufs que nous avions achetés pour

nous, son brave fils ne peut pas assez nous

remercier, nous repartons et mettons le

vieillard sur une voiture et son fils suit

comme nous à pieds, nous traversons en

plein soleil de 2 et 3 heures de l'après midi

nous étions tous en nage, puis nous

gravissons petit à petit une montagne

très élevée pour la région et qui domi-

nait la plaine sur une grande éten-

due, certains régiments y avaient déjà

construits plusieurs lignes de petites

tranchées et cela paraissait une posi-

tion magnifique tout à fait sur la

crête et bien abritée l'artillerie était

déjà placée et on se disait tous, je

crois que là ils peuvent venir et ils

seront bien reçus, mais ils se sont bien

gardés de venir par là ils ont fait un

grand détour afin d'éviter cette position.

Nous arrivons à Amblimont à la nuit

et on va se coucher de suite, car on était

tous très fatigués. En cours de route on

avait trouvé le petit Bergogue qui est

téléphoniste au 7e missing

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petit mamelon nous en empêchait

et on craignait qu'il y avait des ca-

valiers ennemis dans la région, je par-

tis donc avec Caillou, Massan et Merlet

au bout de demi-heure, on me fait

dire de rentrer et quand je suis arri-

vé les autres partis sans nous

attendre, ils étaient toujours à 4 où 500

mètres en avant de nous, nous repas-

sont à Osne et nous dirigeons vers Tétai-

gne, nous marchions tous les quatres

seuls, les autres étaient toujours en

avant de nous et continuaient à ga-

gner du chemin en passant

sur une crête, les Allemands avaient du

nous voir, car ils ont tiré quelques

fois dans notre direction, c'était les

premiers que nous avons vu éclater

cette fumée noire et ce bruit infernal

nous suffoqua un peu, mais bientôt

nous descendirent une pente et ils ne

tirèrent plus, leur tir était court de

200 mètres au moins, et nous n'avions

pas eu à en souffrir. Nous traversons

un pont que le génie à fait sauter

dès que nous avons étés passés et nous

nous arretons deux heures environs dans

Sétaigne, là j'avais rejoint les autres, nous

cassons la croûte comme nous pouvons, car

maintenant les heures de repas ne seront

jamais régulières et les boites de conserves

de viande de bœuf nous sera très utile. A

partir de Pure nous commençons a voir

les tristes convois de femmes enfants et

viellards fuyant devant l'envahisseur,

mais encore ici ils peuvent prendre le

train à diverses gares, le village où nous

sommes est déjà complètement abandon-

né et tout le bétail reste là, comme

nous mangeons, il arrive un pauvre Belge

avec son père agé au moins de 75 ans, ils

manqué le dernier train, ils sont exténués

de fatigue, quelques instants le pauvre vieux

s'évanouit, on le ranime avait de l'eau frai-

che puis nous lui faisons avaler deux où 

trois œufs que nous avions achetés pour

nous, son brave fils ne peut pas assez nous

remercier, nous repartons et mettons le

vieillard sur une voiture et son fils suit

comme nous à pieds, nous traversons en

plein soleil de 2 et 3 heures de l'après midi

nous étions tous en nage, puis nous

gravissons petit à petit une montagne

très élevée pour la région et qui domi-

nait la plaine sur une grande éten-

due, certains régiments y avaient déjà

construits plusieurs lignes de petites

tranchées et cela paraissait une posi-

tion magnifique tout à fait sur la

crête et bien abritée l'artillerie était

déjà placée et on se disait tous, je

crois que là ils peuvent venir et ils

seront bien reçus, mais ils se sont bien

gardés de venir par là ils ont fait un

grand détour afin d'éviter cette position.

Nous arrivons à Amblimont à la nuit

et on va se coucher de suite, car on était

tous très fatigués. En cours de route on

avait trouvé le petit Bergogue qui est

téléphoniste au 7e missing


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  • March 29, 2017 11:21:58 Johann Grimm

    petit mamelon nous en empêchait

    et on craignait qu'il y avait des ca-

    valiers ennemis dans la région, je par-

    tis donc avec Caillou, Massan et Merlet

    au bout de demi-heure, on me fait

    dire de rentrer et quand je suis arri-

    vé les autres partis sans nous

    attendre, ils étaient toujours à 4 où 500

    mètres en avant de nous, nous repas-

    sont à Osne et nous dirigeons vers Tétai-

    gne, nous marchions tous les quatres

    seuls, les autres étaient toujours en

    avant de nous et continuaient à ga-

    gner du chemin en passant

    sur une crête, les Allemands avaient du

    nous voir, car ils ont tiré quelques

    fois dans notre direction, c'était les

    premiers que nous avons vu éclater

    cette fumée noire et ce bruit infernal

    nous suffoqua un peu, mais bientôt

    nous descendirent une pente et ils ne

    tirèrent plus, leur tir était court de

    200 mètres au moins, et nous n'avions

    pas eu à en souffrir. Nous traversons

    un pont que le génie à fait sauter

    dès que nous avons étés passés et nous

    nous arretons deux heures environs dans

    Sétaigne, là j'avais rejoint les autres, nous

    cassons la croûte comme nous pouvons, car

    maintenant les heures de repas ne seront

    jamais régulières et les boites de conserves

    de viande de bœuf nous sera très utile. A

    partir de Pure nous commençons a voir

    les tristes convois de femmes enfants et

    viellards fuyant devant l'envahisseur,

    mais encore ici ils peuvent prendre le

    train à diverses gares, le village où nous

    sommes est déjà complètement abandon-

    né et tout le bétail reste là, comme

    nous mangeons, il arrive un pauvre Belge

    avec son père agé au moins de 75 ans, ils

    manqué le dernier train, ils sont exténués

    de fatigue, quelques instants le pauvre vieux

    s'évanouit, on le ranime avait de l'eau frai-

    che puis nous lui faisons avaler deux où 

    trois œufs que nous avions achetés pour

    nous, son brave fils ne peut pas assez nous

    remercier, nous repartons et mettons le

    vieillard sur une voiture et son fils suit

    comme nous à pieds, nous traversons en

    plein soleil de 2 et 3 heures de l'après midi

    nous étions tous en nage, puis nous

    gravissons petit à petit une montagne

    très élevée pour la région et qui domi-

    nait la plaine sur une grande éten-

    due, certains régiments y avaient déjà

    construits plusieurs lignes de petites

    tranchées et cela paraissait une posi-

    tion magnifique tout à fait sur la

    crête et bien abritée l'artillerie était

    déjà placée et on se disait tous, je

    crois que là ils peuvent venir et ils

    seront bien reçus, mais ils se sont bien

    gardés de venir par là ils ont fait un

    grand détour afin d'éviter cette position.

    Nous arrivons à Amblimont à la nuit

    et on va se coucher de suite, car on était

    tous très fatigués. En cours de route on

    avait trouvé le petit Bergogue qui est

    téléphoniste au 7e missing

Description

Save description
  • 49.655463||5.163859||

    Osne

  • 49.650989||5.130503||

    Tétaigne

  • 49.628983||5.062657||

    Amblimont

  • 49.672089||5.173809||

    Pure

Location(s)
  • Document location Osne
  • Additional document location Tétaigne
  • Additional document location Amblimont
  • Additional document location Pure
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ID
9286 / 88447
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
DELRIEU
Licence
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


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