Carnet de guerre, item 16

Edit transcription:
...
Transcription saved
Enhance your transcribing experience by using full-screen mode

Transcription

You have to be logged in to transcribe. Please login or register and click the pencil-button again

 Titre  Le 22 Août 1914
On nous réveille vers une heure et
demie et nous partons peu de temps
après, au jour nous passons à Messin-
court ou je vois un neveu de notre
voisin Bouyssou qui me dit qu'il était
au ravitaillement du 9e je crois, nous
passons ensuite à Sachy Sachy. Deux où
trois kilomètres après nous travers la
frontière franco-belge, une grosse pierre
carrées marque la limite d'un coté
c'est écrit France et de l'autre Belgique
un trait de haut en bas marque bien

la moitié de la borne. Deux cent mêtres
avant d'arriver à cette borne nous avions
trouvé le poste de douane francais et
à peu près à la même distance après
avoir dépassé la borne nous trouvons le
poste Belge. Nous passons à Misermont,
puis à Herbemont, puis à Muno qui est
une coquette petite ville. Contrairement
à ce que l'on voit dans les ardennes, en
Belgique les abords des maisons et les rues
sont très propres, l'intérieur aussi. Les ha-
bitants sont très bien habillés et bien fice-
lés, on voit qu'ils ont beaucoup de goût.
Tous sont d'une grande amabilité pour
nous et nous prouvent leurs sympathies en
se rendant le plus utile pour nous, soit en
nous faisant des petits achats dans les di-
vers débits ((car on ne peut pas toujours quit-
ter sa place)) soit en mettant des sceaux
d'eau à notre portée au moment de la
chaleur et bien souvent ils portaient des
sceaux de menthe préparée où d'autres boissons
hygiéniques, qu'ils nous distribuaient au pas-
sage, un quart à chacun et parfois mê-
me de la bière. Nous avons emporté tous
de ces aimable population un très bon
souvenir, car dans les ardennes on ne
nous avait pas habitué à toutes ces petites
attentions. La région que nous traversions
était en majeur partie boisée, le restant
était en prairie où en champs de betteraves
et avoine. Nous allions ensuite vers Do-
han sur les bords de la Semoy, ce jour là
je trouvais la marche très pénible car
je n'étais pas bien, quoique n'ayant
rien mangé, ni rien bu depuis le départ
avant le jour, vers midi j'ai été obligé
de m’arrêter une minute pendant la-
quelle j'ai revu tout ce que j'avais man-
gé la veille, comme je repartais Gay le
conducteur de notre voiture de Cie passe
à côté de moi et comme nous étions bons
amis et qu'il ne trouvait pas naturel que
je fus là, me demande ce que j'avais
fait, je lui dis en deux mot et il me dit
de mettre le sac sur la voiture et il voulut
même que je prenne place à côté de lui
pendant un moment, chose qui me soula-
gea beaucoup. Nous arrivons à Dohan vers
2 heures et on nous dit de faire le café,
moi je vais trouver le Lieutenant Crouzet
et lui dis ce qui m'était arrivé, alors il
me dit de rester pour la journée à côté
de la voiture, je passe ensuite devant
un débit où j'achète une tranche de jambon
et un  frontignant  de vin et je bus deux
verres de café et j'en pris un quart à
ma cuisine, cela me fit beaucoup de bien.
Nous repartons vers 3 heures et demie et nous
commençons à monter une côte très rude

Transcription saved

 Titre  Le 22 Août 1914
On nous réveille vers une heure et
demie et nous partons peu de temps
après, au jour nous passons à Messin-
court ou je vois un neveu de notre
voisin Bouyssou qui me dit qu'il était
au ravitaillement du 9e je crois, nous
passons ensuite à Sachy Sachy. Deux où
trois kilomètres après nous travers la
frontière franco-belge, une grosse pierre
carrées marque la limite d'un coté
c'est écrit France et de l'autre Belgique
un trait de haut en bas marque bien

la moitié de la borne. Deux cent mêtres
avant d'arriver à cette borne nous avions
trouvé le poste de douane francais et
à peu près à la même distance après
avoir dépassé la borne nous trouvons le
poste Belge. Nous passons à Misermont,
puis à Herbemont, puis à Muno qui est
une coquette petite ville. Contrairement
à ce que l'on voit dans les ardennes, en
Belgique les abords des maisons et les rues
sont très propres, l'intérieur aussi. Les ha-
bitants sont très bien habillés et bien fice-
lés, on voit qu'ils ont beaucoup de goût.
Tous sont d'une grande amabilité pour
nous et nous prouvent leurs sympathies en
se rendant le plus utile pour nous, soit en
nous faisant des petits achats dans les di-
vers débits ((car on ne peut pas toujours quit-
ter sa place)) soit en mettant des sceaux
d'eau à notre portée au moment de la
chaleur et bien souvent ils portaient des
sceaux de menthe préparée où d'autres boissons
hygiéniques, qu'ils nous distribuaient au pas-
sage, un quart à chacun et parfois mê-
me de la bière. Nous avons emporté tous
de ces aimable population un très bon
souvenir, car dans les ardennes on ne
nous avait pas habitué à toutes ces petites
attentions. La région que nous traversions
était en majeur partie boisée, le restant
était en prairie où en champs de betteraves
et avoine. Nous allions ensuite vers Do-
han sur les bords de la Semoy, ce jour là
je trouvais la marche très pénible car
je n'étais pas bien, quoique n'ayant
rien mangé, ni rien bu depuis le départ
avant le jour, vers midi j'ai été obligé
de m’arrêter une minute pendant la-
quelle j'ai revu tout ce que j'avais man-
gé la veille, comme je repartais Gay le
conducteur de notre voiture de Cie passe
à côté de moi et comme nous étions bons
amis et qu'il ne trouvait pas naturel que
je fus là, me demande ce que j'avais
fait, je lui dis en deux mot et il me dit
de mettre le sac sur la voiture et il voulut
même que je prenne place à côté de lui
pendant un moment, chose qui me soula-
gea beaucoup. Nous arrivons à Dohan vers
2 heures et on nous dit de faire le café,
moi je vais trouver le Lieutenant Crouzet
et lui dis ce qui m'était arrivé, alors il
me dit de rester pour la journée à côté
de la voiture, je passe ensuite devant
un débit où j'achète une tranche de jambon
et un  frontignant  de vin et je bus deux
verres de café et j'en pris un quart à
ma cuisine, cela me fit beaucoup de bien.
Nous repartons vers 3 heures et demie et nous
commençons à monter une côte très rude


Transcription history
  • March 28, 2017 22:41:36 Johann Grimm

     Titre  Le 22 Août 1914
    On nous réveille vers une heure et
    demie et nous partons peu de temps
    après, au jour nous passons à Messin-
    court ou je vois un neveu de notre
    voisin Bouyssou qui me dit qu'il était
    au ravitaillement du 9e je crois, nous
    passons ensuite à Sachy Sachy. Deux où
    trois kilomètres après nous travers la
    frontière franco-belge, une grosse pierre
    carrées marque la limite d'un coté
    c'est écrit France et de l'autre Belgique
    un trait de haut en bas marque bien

    la moitié de la borne. Deux cent mêtres
    avant d'arriver à cette borne nous avions
    trouvé le poste de douane francais et
    à peu près à la même distance après
    avoir dépassé la borne nous trouvons le
    poste Belge. Nous passons à Misermont,
    puis à Herbemont, puis à Muno qui est
    une coquette petite ville. Contrairement
    à ce que l'on voit dans les ardennes, en
    Belgique les abords des maisons et les rues
    sont très propres, l'intérieur aussi. Les ha-
    bitants sont très bien habillés et bien fice-
    lés, on voit qu'ils ont beaucoup de goût.
    Tous sont d'une grande amabilité pour
    nous et nous prouvent leurs sympathies en
    se rendant le plus utile pour nous, soit en
    nous faisant des petits achats dans les di-
    vers débits ((car on ne peut pas toujours quit-
    ter sa place)) soit en mettant des sceaux
    d'eau à notre portée au moment de la
    chaleur et bien souvent ils portaient des
    sceaux de menthe préparée où d'autres boissons
    hygiéniques, qu'ils nous distribuaient au pas-
    sage, un quart à chacun et parfois mê-
    me de la bière. Nous avons emporté tous
    de ces aimable population un très bon
    souvenir, car dans les ardennes on ne
    nous avait pas habitué à toutes ces petites
    attentions. La région que nous traversions
    était en majeur partie boisée, le restant
    était en prairie où en champs de betteraves
    et avoine. Nous allions ensuite vers Do-
    han sur les bords de la Semoy, ce jour là
    je trouvais la marche très pénible car
    je n'étais pas bien, quoique n'ayant
    rien mangé, ni rien bu depuis le départ
    avant le jour, vers midi j'ai été obligé
    de m’arrêter une minute pendant la-
    quelle j'ai revu tout ce que j'avais man-
    gé la veille, comme je repartais Gay le
    conducteur de notre voiture de Cie passe
    à côté de moi et comme nous étions bons
    amis et qu'il ne trouvait pas naturel que
    je fus là, me demande ce que j'avais
    fait, je lui dis en deux mot et il me dit
    de mettre le sac sur la voiture et il voulut
    même que je prenne place à côté de lui
    pendant un moment, chose qui me soula-
    gea beaucoup. Nous arrivons à Dohan vers
    2 heures et on nous dit de faire le café,
    moi je vais trouver le Lieutenant Crouzet
    et lui dis ce qui m'était arrivé, alors il
    me dit de rester pour la journée à côté
    de la voiture, je passe ensuite devant
    un débit où j'achète une tranche de jambon
    et un  frontignant  de vin et je bus deux
    verres de café et j'en pris un quart à
    ma cuisine, cela me fit beaucoup de bien.
    Nous repartons vers 3 heures et demie et nous
    commençons à monter une côte très rude

Description

Save description
  • 49.680349||5.153287||

    Messincourt

  • 49.669584||5.131162||

    Sachy

  • 49.78095||5.2376||

    Herbemont

  • 49.7163845||5.1751412||

    Muno

  • 49.7960885||5.1428394||

    Dohan

Location(s)
  • Document location Messincourt
  • Additional document location Sachy
  • Additional document location Herbemont
  • Additional document location Muno
  • Additional document location Dohan
Login and add location


ID
9286 / 88442
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
DELRIEU
Licence
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


Login to edit the languages

Login to edit the fronts

Login to add keywords

Login and add links

Notes and questions

Login to leave a note