Carnet de guerre, item 3

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grand complet, pendant le trajet, ou cause

toujours des événements possibles de la future

guerre. Enfin on arrive a Agen, vers une

heure et demi ou deux heures et chacun se

dirige vers le centre de la ville, en pas-

sant à un restaurant nous cassons la

croûte de nouveau et buvons un verre

de vin, car nous ne savons pas quand

on pourra ressortir de la caserne et surtout

après nous nous dirigeons vers la caserne, en

arrivant au poste, nous passons chacun

à notre tour et on nous dit à quelle Cie ou Reg1 nous sommes affectés. Pour ceux

qui étions ensemble ( Lolmide , Lafage, notre

 cousin Elie Jouvès et d'autre de Parnac passent

au Régiment territorial, moi et Combalbert

nous passons à la 23e Cie du 209missing Infrie

Avant de nous séparer nous fixons un ren-

dez-vous pour le repas du soir. Puis

chacun se dirige vers sa Cie et son Régiment.

En arrivant à la 23 Cie Caserne Valence

avec Combalbert nous passons au bureau

pour nous faire inscrire au registre des

missing, puis nous passons dans la

salle de l'habillement, là chacun se

choisit les effets réglementaires et qui lui

vont le mieux. Vers 7 heures du soir nous

pouvons sortir et aller souper en ville,

nous rentrons avant 9 Heures et on se pré-

pare à aller se coucher, comme lit nous

avons une petite couche de paille, on va

commencer à s'habituer au lit de guerre.

 Titre  Le 5 Août 1914

On continue à toucher tout ce qui nous

est nécessaire, équipement de toute sorte,

vivres de réserve et tout ce qui s'en suite.

Pendant cette journée et les jours sui-

vants j'ai admiré la bonté et le dévoue-

ment du Capitaine de la Cie, le Capne Poli,

il avait fait plusieurs campagnes aux co-

lonies parait-il, le fait est, qu'il avait 

une parole aimable pour chacun,

guidant et renseignant tous ceux qui en

avaient besoin, leur aidant même à

chercher les effets où chaussures qui devaient

leur aller bien ((chose que beaucoup d'of-

ficiers n'auraient pas faîte)) enfin sa

manière de commander nous a inspiré

confiance à tous. Arrive l'heure de la

soupe, on mange les vivres qu'on avait

emportés de chez nous et le soir on soupe

en ville, cette manière de repas continue

jusqu'au départ d'Agen, car à l'ordinaire

quoique l'on touche assez de vivres, ce

n'est guère bon à manger, car les cuisi-

niers ne sont pas encore au courant

et je vous assure que ce n'est guère

propre et comme nous avions assez de

vivres que nous avions emportés pour le

repas du matin, nous prenons celui du

soir en ville. Dans la matinée, j'avais

trouvé Delpech qui venait d'être nommé

sergent téléphoniste à la mobilisation et affec-

té à l'équipe du 209e. Alors il m'a dit que

le Lieutenant Crouzait reconstituait l'équipe

téléphonique dont j'avais déjà fait partie

au 17 jours un mois avant et dont j'étais

chef de l'équipe suplémentaire ((l'équipe se

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grand complet, pendant le trajet, ou cause

toujours des événements possibles de la future

guerre. Enfin on arrive a Agen, vers une

heure et demi ou deux heures et chacun se

dirige vers le centre de la ville, en pas-

sant à un restaurant nous cassons la

croûte de nouveau et buvons un verre

de vin, car nous ne savons pas quand

on pourra ressortir de la caserne et surtout

après nous nous dirigeons vers la caserne, en

arrivant au poste, nous passons chacun

à notre tour et on nous dit à quelle Cie ou Reg1 nous sommes affectés. Pour ceux

qui étions ensemble ( Lolmide , Lafage, notre

 cousin Elie Jouvès et d'autre de Parnac passent

au Régiment territorial, moi et Combalbert

nous passons à la 23e Cie du 209missing Infrie

Avant de nous séparer nous fixons un ren-

dez-vous pour le repas du soir. Puis

chacun se dirige vers sa Cie et son Régiment.

En arrivant à la 23 Cie Caserne Valence

avec Combalbert nous passons au bureau

pour nous faire inscrire au registre des

missing, puis nous passons dans la

salle de l'habillement, là chacun se

choisit les effets réglementaires et qui lui

vont le mieux. Vers 7 heures du soir nous

pouvons sortir et aller souper en ville,

nous rentrons avant 9 Heures et on se pré-

pare à aller se coucher, comme lit nous

avons une petite couche de paille, on va

commencer à s'habituer au lit de guerre.

 Titre  Le 5 Août 1914

On continue à toucher tout ce qui nous

est nécessaire, équipement de toute sorte,

vivres de réserve et tout ce qui s'en suite.

Pendant cette journée et les jours sui-

vants j'ai admiré la bonté et le dévoue-

ment du Capitaine de la Cie, le Capne Poli,

il avait fait plusieurs campagnes aux co-

lonies parait-il, le fait est, qu'il avait 

une parole aimable pour chacun,

guidant et renseignant tous ceux qui en

avaient besoin, leur aidant même à

chercher les effets où chaussures qui devaient

leur aller bien ((chose que beaucoup d'of-

ficiers n'auraient pas faîte)) enfin sa

manière de commander nous a inspiré

confiance à tous. Arrive l'heure de la

soupe, on mange les vivres qu'on avait

emportés de chez nous et le soir on soupe

en ville, cette manière de repas continue

jusqu'au départ d'Agen, car à l'ordinaire

quoique l'on touche assez de vivres, ce

n'est guère bon à manger, car les cuisi-

niers ne sont pas encore au courant

et je vous assure que ce n'est guère

propre et comme nous avions assez de

vivres que nous avions emportés pour le

repas du matin, nous prenons celui du

soir en ville. Dans la matinée, j'avais

trouvé Delpech qui venait d'être nommé

sergent téléphoniste à la mobilisation et affec-

té à l'équipe du 209e. Alors il m'a dit que

le Lieutenant Crouzait reconstituait l'équipe

téléphonique dont j'avais déjà fait partie

au 17 jours un mois avant et dont j'étais

chef de l'équipe suplémentaire ((l'équipe se


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  • March 24, 2017 21:00:21 Johann Grimm

    grand complet, pendant le trajet, ou cause

    toujours des événements possibles de la future

    guerre. Enfin on arrive a Agen, vers une

    heure et demi ou deux heures et chacun se

    dirige vers le centre de la ville, en pas-

    sant à un restaurant nous cassons la

    croûte de nouveau et buvons un verre

    de vin, car nous ne savons pas quand

    on pourra ressortir de la caserne et surtout

    après nous nous dirigeons vers la caserne, en

    arrivant au poste, nous passons chacun

    à notre tour et on nous dit à quelle Cie ou Reg1 nous sommes affectés. Pour ceux

    qui étions ensemble ( Lolmide , Lafage, notre

     cousin Elie Jouvès et d'autre de Parnac passent

    au Régiment territorial, moi et Combalbert

    nous passons à la 23e Cie du 209missing Infrie

    Avant de nous séparer nous fixons un ren-

    dez-vous pour le repas du soir. Puis

    chacun se dirige vers sa Cie et son Régiment.

    En arrivant à la 23 Cie Caserne Valence

    avec Combalbert nous passons au bureau

    pour nous faire inscrire au registre des

    missing, puis nous passons dans la

    salle de l'habillement, là chacun se

    choisit les effets réglementaires et qui lui

    vont le mieux. Vers 7 heures du soir nous

    pouvons sortir et aller souper en ville,

    nous rentrons avant 9 Heures et on se pré-

    pare à aller se coucher, comme lit nous

    avons une petite couche de paille, on va

    commencer à s'habituer au lit de guerre.

     Titre  Le 5 Août 1914

    On continue à toucher tout ce qui nous

    est nécessaire, équipement de toute sorte,

    vivres de réserve et tout ce qui s'en suite.

    Pendant cette journée et les jours sui-

    vants j'ai admiré la bonté et le dévoue-

    ment du Capitaine de la Cie, le Capne Poli,

    il avait fait plusieurs campagnes aux co-

    lonies parait-il, le fait est, qu'il avait 

    une parole aimable pour chacun,

    guidant et renseignant tous ceux qui en

    avaient besoin, leur aidant même à

    chercher les effets où chaussures qui devaient

    leur aller bien ((chose que beaucoup d'of-

    ficiers n'auraient pas faîte)) enfin sa

    manière de commander nous a inspiré

    confiance à tous. Arrive l'heure de la

    soupe, on mange les vivres qu'on avait

    emportés de chez nous et le soir on soupe

    en ville, cette manière de repas continue

    jusqu'au départ d'Agen, car à l'ordinaire

    quoique l'on touche assez de vivres, ce

    n'est guère bon à manger, car les cuisi-

    niers ne sont pas encore au courant

    et je vous assure que ce n'est guère

    propre et comme nous avions assez de

    vivres que nous avions emportés pour le

    repas du matin, nous prenons celui du

    soir en ville. Dans la matinée, j'avais

    trouvé Delpech qui venait d'être nommé

    sergent téléphoniste à la mobilisation et affec-

    té à l'équipe du 209e. Alors il m'a dit que

    le Lieutenant Crouzait reconstituait l'équipe

    téléphonique dont j'avais déjà fait partie

    au 17 jours un mois avant et dont j'étais

    chef de l'équipe suplémentaire ((l'équipe se


Description

Save description
  • 44.203142||0.616363||

    Agen

  • 46.45411||1.443284||

    Parnac

Location(s)
  • Document location Agen
  • Additional document location Parnac


ID
9286 / 88384
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
DELRIEU
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/







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