FRBNSA-039 Marcel Cottereau, sculpteur, item 58

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nous sommes, toujours en quête d'un 

nouveau gîte. 

5 novembre matin. Nous voici 

à Pont-sur-Meuse (Meuse). Nous 

y sommes arrivés hier matin a 8h. 1/2 après 

5h 1/2 de chemin de fer qui n'ont pas été 

les plus pénibles du voyage bien que sans 

agrément. De Seichamps nous sommes 

venues avant-hier prendre le train à Jarville. 

Mais au lieu de nous y rendre directement 

nous avons fait un détour parPont sur

Meurthe où nous avons fait et Bosseville 

où nous avons resté de 5h à 10h 1/2 du soir. 

Ce repos de quelques heures nous parait 

bien agréable (sauf à ce pauvre Savin 

qui s'est cassé la jambe en tombant et que 

nous avons dû laisser à la ferme où nous étions, 

right page

sous la garde du Sergt. Boussiuet en attendant son 

transport à l'hôpital de Nancy.)

Lorsqu'il a fallu reprendre la route à 10h 1/2 

du soir, plus d'un, et j'étais du nombre, 

aspirait avec ardeur au moment d'être rendu. 

Le sac pesait bien lourd, et l'impression laissée

alors par l'accident arrivé à notre camarade nous enlevait 

tout enthousiasme. Nous marchions péniblement 

dans la nuit, dans la boue, les uns derrière les 

autres ; à chaque instant des acoups dans 

la marche des arrêts brusques. Marcher ainsi 

sans rien voir devant soi que le dos du camarade 

qui est fatigué lui aussi, çà n'a rein d'agréable. 

on regrette la marche de la journée tout aussi fatigante 

elle aussi, mais pendant laquelle on a du 

moins vu quelque chose. C'est ainsi que 

j'emporte le souvenir des hauteurs avoisinant


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nous sommes, toujours en quête d'un 

nouveau gîte. 

5 novembre matin. Nous voici 

à Pont-sur-Meuse (Meuse). Nous 

y sommes arrivés hier matin a 8h. 1/2 après 

5h 1/2 de chemin de fer qui n'ont pas été 

les plus pénibles du voyage bien que sans 

agrément. De Seichamps nous sommes 

venues avant-hier prendre le train à Jarville. 

Mais au lieu de nous y rendre directement 

nous avons fait un détour parPont sur

Meurthe où nous avons fait et Bosseville 

où nous avons resté de 5h à 10h 1/2 du soir. 

Ce repos de quelques heures nous parait 

bien agréable (sauf à ce pauvre Savin 

qui s'est cassé la jambe en tombant et que 

nous avons dû laisser à la ferme où nous étions, 

right page

sous la garde du Sergt. Boussiuet en attendant son 

transport à l'hôpital de Nancy.)

Lorsqu'il a fallu reprendre la route à 10h 1/2 

du soir, plus d'un, et j'étais du nombre, 

aspirait avec ardeur au moment d'être rendu. 

Le sac pesait bien lourd, et l'impression laissée

alors par l'accident arrivé à notre camarade nous enlevait 

tout enthousiasme. Nous marchions péniblement 

dans la nuit, dans la boue, les uns derrière les 

autres ; à chaque instant des acoups dans 

la marche des arrêts brusques. Marcher ainsi 

sans rien voir devant soi que le dos du camarade 

qui est fatigué lui aussi, çà n'a rein d'agréable. 

on regrette la marche de la journée tout aussi fatigante 

elle aussi, mais pendant laquelle on a du 

moins vu quelque chose. C'est ainsi que 

j'emporte le souvenir des hauteurs avoisinant



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  • December 22, 2018 01:27:22 Amy Benson

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    nous sommes, toujours en quête d'un 

    nouveau gîte. 

    5 novembre matin. Nous voici 

    à Pont-sur-Meuse (Meuse). Nous 

    y sommes arrivés hier matin a 8h. 1/2 après 

    5h 1/2 de chemin de fer qui n'ont pas été 

    les plus pénibles du voyage bien que sans 

    agrément. De Seichamps nous sommes 

    venues avant-hier prendre le train à Jarville. 

    Mais au lieu de nous y rendre directement 

    nous avons fait un détour parPont sur

    Meurthe où nous avons fait et Bosseville 

    où nous avons resté de 5h à 10h 1/2 du soir. 

    Ce repos de quelques heures nous parait 

    bien agréable (sauf à ce pauvre Savin 

    qui s'est cassé la jambe en tombant et que 

    nous avons dû laisser à la ferme où nous étions, 

    right page

    sous la garde du Sergt. Boussiuet en attendant son 

    transport à l'hôpital de Nancy.)

    Lorsqu'il a fallu reprendre la route à 10h 1/2 

    du soir, plus d'un, et j'étais du nombre, 

    aspirait avec ardeur au moment d'être rendu. 

    Le sac pesait bien lourd, et l'impression laissée

    alors par l'accident arrivé à notre camarade nous enlevait 

    tout enthousiasme. Nous marchions péniblement 

    dans la nuit, dans la boue, les uns derrière les 

    autres ; à chaque instant des acoups dans 

    la marche des arrêts brusques. Marcher ainsi 

    sans rien voir devant soi que le dos du camarade 

    qui est fatigué lui aussi, çà n'a rein d'agréable. 

    on regrette la marche de la journée tout aussi fatigante 

    elle aussi, mais pendant laquelle on a du 

    moins vu quelque chose. C'est ainsi que 

    j'emporte le souvenir des hauteurs avoisinant



  • December 22, 2018 01:26:59 Amy Benson

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    nous sommes, toujours en quête d'un 

    nouveau gîte. 

    5 novembre matin. Nous voici 

    à Pont-sur-Meuse (Meuse). Nous 

    y sommes arrivés hier matin a 8h. 1/2 après 

    5h 1/2 de chemin de fer qui n'ont pas été 

    les plus pénibles du voyage bien que sans 

    agrément. De Seichamps nous sommes 

    venues avant-hier prendre le train à Jarville. 

    Mais au lieu de nous y rendre directement 

    nous avons fait un détour parPont sur

    Meurthe où nous avons fait et Bosseville 

    où nous avons resté de 5h à 10h 1/2 du soir. 

    Ce repos de quelques heures nous parait 

    bien agréable (sauf à ce pauvre Savin 

    qui s'est cassé la jambe en tombant et que 

    nous avons dû laisser à la ferme où nous étions, 

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    sous la garde du Sergt. Boussiuet en attendant son 

    transport à l'hôpital de Nancy.)

    Lorsqu'il a fallu reprendre la route à 10h 1/2 

    du soir, plus d'un, et j'étais du nombre, 

    aspirait avec ardeur au moment d'être rendu. 

    Le sac pesait bien lourd, et l'impression laissée

    alors par l'accident arrivé à notre camarade nous enlevait 

    tout enthousiasme. Nous marchions péniblement 

    dans la nuit, dans la boue, les uns derrière les 

    autres ; à chaque instant des acoups dans 

    la marche des arrêts brusques. Marcher ainsi 

    sans rien voir devant soi que le dos du camarade 

    qui est fatigué lui aussi, çà n'a rein d'agréable. 

    on regrette la marche de la journée tout aussi fatigante 

    elle aussi, mais pendant laquelle on a du 

    moins vu quelque chose. C'est ainsi que 

    j'emporte le souvenir des hauteurs avoisinant. 



  • December 21, 2018 19:30:29 Amy Benson

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    nous sommes, toujours en quête d'un 

    nouveau gîte. 

    5 novembre matin. Nous voici 

    à Pont-sur-Meuse (Meuse). Nous 

    y sommes arrivés hier matin a 8h. 1/2 après 

    5h 1/2 de chemin de fer qui n'ont pas été 

    les plus pénibles du voyage bien que sans 

    agrément. De Seichamps nous sommes 

    venues avant-hier prendre le train à Jarville. 

    Mais au lieu de nous y rendre directement 

    nous avons fait un détour parPont sur

    Meurthe où nous avons fait et Bosseville 

    où nous avons resté de 5h à 10h 1/2 du soir. 

    Ce repos de quelques heures nous parait 

    bien agréable (sauf à ce pauvre Savin 

    qui s'est cassé la jambe en tombant et que 

    nous avons dû laisser à la ferme où nous étions, 

    right page

    sous la garde du Sergt. Boussiuet en attendant son 

    transport à l'hôpital de Nancy.)

    Lorsqu'il a fallu reprendre la route à 10h1/2 

    du soir, plus d'un, et j'étais du nombre, 

    aspirait avec ardeur au moment d'être rendu. 

    Le sac pesait bien lourd, et l'impression laissée

    alors par l'accident arrivé à notre camarade nous enlevait 

    tout enthousiasme. Nous marchions péniblement 

    dans la nuit, dans la boue, les uns derrière les 

    autres ; à chaque instant des acoups dans 

    la marche des arrêts brusques. Marcher ainsi 

    sans rien voir devant soi que le dos du camarade 

    qui est fatigué lui aussi, çà n'a rein d'agréable. 

    on regrette la marche de la journée tout aussi fatigante 

    elle aussi, mais pendant laquelle on a du 

    moins vu quelque chose. C'est ainsi que 

    j'emporte le souvenir des hauteurs avoisiment. 



  • December 21, 2018 19:21:41 Amy Benson

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    nous sommes, toujours en quête d'un 

    nouveau gîte. 

    5 novembre matin. Nous voici 

    à Pont-sur-Meuse (Meuse). Nous 

    y sommes arrivés hier matin a 8h. 1/2 après 

    5h 1/2 de chemin de fer qui n'ont pas été 

    les plus pénibles du voyage bien que sans 

    agrément. De Seichamps nous sommes 

    venues avant-hier prender le train à Jarville. 

    Mais au lieu de nous y rendre directement 

    nous avons fait un détour parPont sur

    Meurthe où nous avons fait et Bosseville 

    où nous avons resté de 5h à 10h 1/2 du soir. 

    Ce repos de quelques heures nous parait 

    bien agréable sauf à ce pauvre Savin 

    qui s'est cassé la jambe en tombant et que 

    nous avons dû laisser à la ferme où nous étions, 

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  • 49.158793||5.38652890000003||

    Front occidental, région de Verdun

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  • Story location Front occidental, région de Verdun
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ID
8748 / 247818
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Yves Cottereau
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


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