FRBMTO-014 Georges PIGANIOL, officier d'administration général de santé, item 50

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A part cela, rien de neuf. La R.P.S. reçoiy ces

jours ci de nouveaux officiers, et il n'en part guère;

si ça pouvait durer. On parle de la transporter

à Gray ou à Chaumont, ce qui serait un peu

vaseux, mais vaudrait mieux que le bled d'où

je viens.


   Troye 30 octobre 1915

Eh bien, ça dure ce petit séjour - voilà maintenant

15 jours que j'y suis; toujours ça de gagné. Maman

et Pierre sont toujours là; Maman part demain;

Pierre parait vouloir rester jusqu'à mardì; sa

Loulou lui fait perdre l'envie de passer 2 jours à

Paris. Pourtant ce soir, sa confinace parait ébranlée;

iil a appris sur elle des chises assez désagréables, que

concordent avec certains symptômes .... diable !

  Pour moi, rien de neuf - ces jours-ci, je ne vais

au dépôt dìéclopés que le matin, une heure. Il me

parait suffisant de me lever vers 8 heures, pour

arriver au dépôt d'éclopés vers 9 heures,  après un court

arrêt à la cordonnerie anglo américaine, pour dire

bonkour à Suzanne, l'amie de Chavigné. L'heure

que je passe au dêpôt d'éclopés s'emploie presque

toute à déjeuner, et à causer, a la salle d'opérations.


 page droite 


A dix heure je reviens en ville voir Maman.

A onze heures, rapport de la R.P.S., c'est là que

chaque jour, on append les condamnations;

 les condamnés partent le soir pour rejoindre

leurs formation. Avant midi, je reviens encore

à la cordonnerie lire le journal et mon courrier

donner le sien à Chavigné, dire bonjour à Thérése.

Après déjeuner, ces jours ci, on se

réunissait pour faire de la musique au salon

de l'hôtel, où j'ai dansé plusieursmissing

avec M.me Guillaumat. A 5 heures 1/2 retour

du travail, je reçois qqfois Thérese chez moi,

ou je fais des courses quelconques; et la journée

s'achève en fin dans le bridge ou le cinéma.


    Troyes 3 nov. 1915


Et ça dure toujours ... M.me Guillaumat

est partie, puis Maman, puis Pierre - et voilà

l'existence paisible qui recommence. Rien

de nouveau.

 4 lignes de texte codé 


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A part cela, rien de neuf. La R.P.S. reçoiy ces

jours ci de nouveaux officiers, et il n'en part guère;

si ça pouvait durer. On parle de la transporter

à Gray ou à Chaumont, ce qui serait un peu

vaseux, mais vaudrait mieux que le bled d'où

je viens.


   Troye 30 octobre 1915

Eh bien, ça dure ce petit séjour - voilà maintenant

15 jours que j'y suis; toujours ça de gagné. Maman

et Pierre sont toujours là; Maman part demain;

Pierre parait vouloir rester jusqu'à mardì; sa

Loulou lui fait perdre l'envie de passer 2 jours à

Paris. Pourtant ce soir, sa confinace parait ébranlée;

iil a appris sur elle des chises assez désagréables, que

concordent avec certains symptômes .... diable !

  Pour moi, rien de neuf - ces jours-ci, je ne vais

au dépôt dìéclopés que le matin, une heure. Il me

parait suffisant de me lever vers 8 heures, pour

arriver au dépôt d'éclopés vers 9 heures,  après un court

arrêt à la cordonnerie anglo américaine, pour dire

bonkour à Suzanne, l'amie de Chavigné. L'heure

que je passe au dêpôt d'éclopés s'emploie presque

toute à déjeuner, et à causer, a la salle d'opérations.


 page droite 


A dix heure je reviens en ville voir Maman.

A onze heures, rapport de la R.P.S., c'est là que

chaque jour, on append les condamnations;

 les condamnés partent le soir pour rejoindre

leurs formation. Avant midi, je reviens encore

à la cordonnerie lire le journal et mon courrier

donner le sien à Chavigné, dire bonjour à Thérése.

Après déjeuner, ces jours ci, on se

réunissait pour faire de la musique au salon

de l'hôtel, où j'ai dansé plusieursmissing

avec M.me Guillaumat. A 5 heures 1/2 retour

du travail, je reçois qqfois Thérese chez moi,

ou je fais des courses quelconques; et la journée

s'achève en fin dans le bridge ou le cinéma.


    Troyes 3 nov. 1915


Et ça dure toujours ... M.me Guillaumat

est partie, puis Maman, puis Pierre - et voilà

l'existence paisible qui recommence. Rien

de nouveau.

 4 lignes de texte codé 



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  • November 21, 2017 16:06:45 Giulia Rigoni Savioli

    A part cela, rien de neuf. La R.P.S. reçoiy ces

    jours ci de nouveaux officiers, et il n'en part guère;

    si ça pouvait durer. On parle de la transporter

    à Gray ou à Chaumont, ce qui serait un peu

    vaseux, mais vaudrait mieux que le bled d'où

    je viens.


       Troye 30 octobre 1915

    Eh bien, ça dure ce petit séjour - voilà maintenant

    15 jours que j'y suis; toujours ça de gagné. Maman

    et Pierre sont toujours là; Maman part demain;

    Pierre parait vouloir rester jusqu'à mardì; sa

    Loulou lui fait perdre l'envie de passer 2 jours à

    Paris. Pourtant ce soir, sa confinace parait ébranlée;

    iil a appris sur elle des chises assez désagréables, que

    concordent avec certains symptômes .... diable !

      Pour moi, rien de neuf - ces jours-ci, je ne vais

    au dépôt dìéclopés que le matin, une heure. Il me

    parait suffisant de me lever vers 8 heures, pour

    arriver au dépôt d'éclopés vers 9 heures,  après un court

    arrêt à la cordonnerie anglo américaine, pour dire

    bonkour à Suzanne, l'amie de Chavigné. L'heure

    que je passe au dêpôt d'éclopés s'emploie presque

    toute à déjeuner, et à causer, a la salle d'opérations.


     page droite 


    A dix heure je reviens en ville voir Maman.

    A onze heures, rapport de la R.P.S., c'est là que

    chaque jour, on append les condamnations;

     les condamnés partent le soir pour rejoindre

    leurs formation. Avant midi, je reviens encore

    à la cordonnerie lire le journal et mon courrier

    donner le sien à Chavigné, dire bonjour à Thérése.

    Après déjeuner, ces jours ci, on se

    réunissait pour faire de la musique au salon

    de l'hôtel, où j'ai dansé plusieursmissing

    avec M.me Guillaumat. A 5 heures 1/2 retour

    du travail, je reçois qqfois Thérese chez moi,

    ou je fais des courses quelconques; et la journée

    s'achève en fin dans le bridge ou le cinéma.


        Troyes 3 nov. 1915


    Et ça dure toujours ... M.me Guillaumat

    est partie, puis Maman, puis Pierre - et voilà

    l'existence paisible qui recommence. Rien

    de nouveau.

     4 lignes de texte codé 



  • November 21, 2017 16:06:36 Giulia Rigoni Savioli

    A part cela, rien de neuf. La R.P.S. reçoiy ces

    jours ci de nouveaux officiers, et il n'en part guère;

    si ça pouvait durer. On parle de la transporter

    à Gray ou à Chaumont, ce qui serait un peu

    vaseux, mais vaudrait mieux que le bled d'où

    je viens.


       Troye 30 octobre 1915

    Eh bien, ça dure ce petit séjour - voilà maintenant

    15 jours que j'y suis; toujours ça de gagné. Maman

    et Pierre sont toujours là; Maman part demain;

    Pierre parait vouloir rester jusqu'à mardì; sa

    Loulou lui fait perdre l'envie de passer 2 jours à

    Paris. Pourtant ce soir, sa confinace parait ébranlée;

    iil a appris sur elle des chises assez désagréables, que

    concordent avec certains symptômes .... diable !

      Pour moi, rien de neuf - ces jours-ci, je ne vais

    au dépôt dìéclopés que le matin, une heure. Il me

    parait suffisant de me lever vers 8 heures, pour

    arriver au dépôt d'éclopés vers 9 heures,  après un court

    arrêt à la cordonnerie anglo américaine, pour dire

    bonkour à Suzanne, l'amie de Chavigné. L'heure

    que je passe au dêpôt d'éclopés s'emploie presque

    toute à déjeuner, et à causer, a la salle d'opérations.


     page droite 


    A dix heure je reviens en ville voir Maman.

    A onze heures, rapport de la R.P.S., c'est là que

    chaque jour, on append les condamnations;

     les condamnés partent le soir pour rejoindre

    leurs formation. Avant midi, je reviens encore

    à la cordonnerie lire le journal et mon courrier

    donner le sien à Chavigné, dire bonjour à Thérése.

    Après déjeuner, ces jours ci, on se

    réunissait pour faire de la musique au salon

    de l'hôtel, où j'ai dansé plusieursmissing

    avec M.me Guillaumat. A 5 heures 1/2 retour

    du travail, je reçois qqfois Thérese chez moi,

    ou je fais des courses quelconques; et la journée

    s'achève en fin dans le bridge ou le cinéma.


        Troyes 3 nov. 1915


    Et ça dure toujours ... M.me Guillaumat

    est partie, puis Maman, puis Pierre - et voilà

    l'existence paisible qui recommencer. Rien

    de nouveau.

     4 lignes de texte codé 



  • November 21, 2017 16:03:47 Giulia Rigoni Savioli

    A part cela, rien de neuf. La R.P.S. reçoiy ces

    jours ci de nouveaux officiers, et il n'en part guère;

    si ça pouvait durer. On parle de la transporter

    à Gray ou à Chaumont, ce qui serait un peu

    vaseux, mais vaudrait mieux que le bled d'où

    je viens.


       Troye 30 octobre 1915

    Eh bien, ça dure ce petit séjour - voilà maintenant

    15 jours que j'y suis; toujours ça de gagné. Maman

    et Pierre sont toujours là; Maman part demain;

    Pierre parait vouloir rester jusqu'à mardì; sa

    Loulou lui fait perdre l'envie de passer 2 jours à

    Paris. Pourtant ce soir, sa confinace parait ébranlée;

    iil a appris sur elle des chises assez désagréables, que

    concordent avec certains symptômes .... diable !

      Pour moi, rien de neuf - ces jours-ci, je ne vais

    au dépôt dìéclopés que le matin, une heure. Il me

    parait suffisant de me lever vers 8 heures, pour

    arriver au dépôt d'éclopés vers 9 heures,  après un court

    arrêt à la cordonnerie anglo américaine, pour dire

    bonkour à Suzanne, l'amie de Chavigné. L'heure

    que je passe au dêpôt d'éclopés s'emploie presque

    toute à déjeuner, et à causer, a la salle d'opérations.


     page droite 


    A dix heure je reviens en ville voir Maman.

    A onze heures, rapport de la R.P.S., c'est là que

    chaque jour, on append les condamnations;

     les condamnés partent le soir pour rejoindre

    leurs formation. Avant midi, je reviens encore

    à la cordonnerie lire le journal et mon courrier

    donner le sien à Chavigné, dire bonjour à Thérése.

    Après déjeuner, ces jours ci, on se

    réunissait pour faire de la musique au salon

    de l'hôtel, où j'ai dansé plusieursmissing

    avec M.me Guillaumat. A 5 heures 1/2 retour

    du travail, je reçois qqfois Thérese chez moi,

    ou je fais des courses quelconques; et la journée

    s'achève en fin dans le bridge ou le cinéma.



  • November 21, 2017 15:55:47 Giulia Rigoni Savioli

    A part cela, rien de neuf. La R.P.S. reçoiy ces

    jours ci de nouveaux officiers, et il n'en part guère;

    si ça pouvait durer. On parle de la transporter

    à Gray ou à Chaumont, ce qui serait un peu

    vaseux, mais vaudrait mieux que le bled d'où

    je viens.


       Troye 30 octobre 1915

    Eh bien, ça dure ce petit séjour - voilà maintenant

    15 jours que j'y suis; toujours ça de gagné. Maman

    et Pierre sont toujours là; Maman part demain;

    Pierre parait vouloir rester jusqu'à mardì; sa

    Loulou lui fait perdre l'envie de passer 2 jours à

    Paris. Pourtant ce soir, sa confinace parait ébranlée;

    iil a appris sur elle des chises assez désagréables, que

    concordent avec certains symptômes .... diable !

      Pour moi, rien de neuf - ces jours-ci, je ne vais

    au dépôt dìéclopés que le matin, une heure. Il me

    parait suffisant de me lever vers 8 heures, pour

    arriver au dépôt d'éclopés vers 9 heures,  après un court

    arrêt à la cordonnerie anglo américaine, pour dire

    bonkour à Suzanne, l'amie de Chavigné. L'heure

    que je passe au dêpôt d'éclopés s'emploie presque

    toute à déjeuner, et à causer, a la salle d'opérations

    arriver


  • November 21, 2017 15:50:22 Giulia Rigoni Savioli

    A part cela, rien de neuf. La R.P.S. reçoiy ces

    jours ci de nouveaux officiers, et il n'en part guère;

    si ça pouvait durer. On parle de la transporter

    à Gray ou à Chaumont, ce qui serait un peu

    vaseux, mais vaudrait mieux que le bled d'où

    je viens.


       Troye 30 octobre 1915

    Eh bien, ça dure ce petit séjour - voilà maintenant

    15 jours que j'y suis; toujours ça de gagné. Maman

    et Pierre sont toujours là; Maman part demain;

    Pierre parait vouloir rester jusqu'à mardì; sa

    Loulou lui fait perdre l'envie de passer 2 jours à

    Paris. Pourtant ce soir, sa confinace parait ébranlée;

    iil a appris sur elle des chises assez désagréables, que

    concordent avec certains sympt


Description

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  • 50.1556532858612||2.3328292539063114||

    Doullens

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Location(s)
  • Story location Doullens


ID
8341 / 249601
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Gérard dit Richard BOHAN
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/



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  • Medical
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