FRBMTO-014 Georges PIGANIOL, officier d'administration général de santé, item 46

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C'est évidemment le comble de l'inattendu. Le sur-

comble, c'est si, comme il dit, sa femme vient

le voir la semaine prochaine, et que je sois là!

 Nous étions 5 à table, 3 officiers d'ad.on et

2 mèdecins. Ils ont tous l'air bon types.

 J'habote chez le procureur de la république, ou

qqchose d'approchant la maison est d'ailleurs

vide; j' y serai tranquille, avec un pharmacien

au rez de chaussée.

 Bonne chambre, bonne table. Vive Chassevant

de m'avoir envoyé ici !


  Troyes, 16 octobre 1915

Ca continue a ne pas mal marcher. Par exemple, on ne

m'a pas oublié longtemps. Des aujpourdhui, j'étais affecté

au dépôt de l'Ecole St. Bernard, et je m'y suis

transporté cette après midi, après un bon déjeuner avec

Guillaumat et missing, a l'hôtel des Courriers, et un peu

de musique au piano dudit. - Dépôt d'écolpés classique

te tas de hypos plus au moins boiteux ou quinteux fument

des cigarettes dans une cour gardée par quelques terri-

toriaux, plus ou moins toulousain, donc très minable; nous

causons de missing et quelques autres "pays": je vais lire


 page droite 

mon journal dans le bureai, où je devine que je

n'aurais rien à faire, puisqu'il a toujours marché

sans moi; au bout d'une demi-heure, un infirmier vient

m'inviter à prendre le thé; je suis docilement; il

me méne à la salle d'opération, où je trouve, avec

trois pharmaciens et un médecin auxiliaire, le médecin

chef. Thé militaire, avec sirop, lait condensé! et

alcool à 95. Ca cause et rit 1/4 d'heure, puis tout

le monde part en ville. Ce n'est pas foulant comme

service. Les pharmaciens me recommandant bien de ne

pas venire demain avant 8 heures 3/4; dont acte

 Ce soir, ma popote s'est transportée au cinéma

d'où je sors maintenant. La vie est douce. Pourvu

que j'y reste quelque temps.


   Troyes, 17 oct. 1917

La vie est de plus en plus douce. Voilà déjà à peine 3 jours

que je suis là, et déjà je fais la bombe. C'est un

record de vitesse, et le pharmacien Chavignay, de Castejaloux,

 ma déjà déniché une poule; il est vrai que ça ne lui a

pas coûté cher, car c'est celle d'un de nos camarades de

popote, Crespy. Pauvre type ! Et ma poule épatante

s'il vous plait, employée du magasin dont la patronne

est l'amie de Chavignay. Et ce soir, tous les 5, avec Crespy,


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C'est évidemment le comble de l'inattendu. Le sur-

comble, c'est si, comme il dit, sa femme vient

le voir la semaine prochaine, et que je sois là!

 Nous étions 5 à table, 3 officiers d'ad.on et

2 mèdecins. Ils ont tous l'air bon types.

 J'habote chez le procureur de la république, ou

qqchose d'approchant la maison est d'ailleurs

vide; j' y serai tranquille, avec un pharmacien

au rez de chaussée.

 Bonne chambre, bonne table. Vive Chassevant

de m'avoir envoyé ici !


  Troyes, 16 octobre 1915

Ca continue a ne pas mal marcher. Par exemple, on ne

m'a pas oublié longtemps. Des aujpourdhui, j'étais affecté

au dépôt de l'Ecole St. Bernard, et je m'y suis

transporté cette après midi, après un bon déjeuner avec

Guillaumat et missing, a l'hôtel des Courriers, et un peu

de musique au piano dudit. - Dépôt d'écolpés classique

te tas de hypos plus au moins boiteux ou quinteux fument

des cigarettes dans une cour gardée par quelques terri-

toriaux, plus ou moins toulousain, donc très minable; nous

causons de missing et quelques autres "pays": je vais lire


 page droite 

mon journal dans le bureai, où je devine que je

n'aurais rien à faire, puisqu'il a toujours marché

sans moi; au bout d'une demi-heure, un infirmier vient

m'inviter à prendre le thé; je suis docilement; il

me méne à la salle d'opération, où je trouve, avec

trois pharmaciens et un médecin auxiliaire, le médecin

chef. Thé militaire, avec sirop, lait condensé! et

alcool à 95. Ca cause et rit 1/4 d'heure, puis tout

le monde part en ville. Ce n'est pas foulant comme

service. Les pharmaciens me recommandant bien de ne

pas venire demain avant 8 heures 3/4; dont acte

 Ce soir, ma popote s'est transportée au cinéma

d'où je sors maintenant. La vie est douce. Pourvu

que j'y reste quelque temps.


   Troyes, 17 oct. 1917

La vie est de plus en plus douce. Voilà déjà à peine 3 jours

que je suis là, et déjà je fais la bombe. C'est un

record de vitesse, et le pharmacien Chavignay, de Castejaloux,

 ma déjà déniché une poule; il est vrai que ça ne lui a

pas coûté cher, car c'est celle d'un de nos camarades de

popote, Crespy. Pauvre type ! Et ma poule épatante

s'il vous plait, employée du magasin dont la patronne

est l'amie de Chavignay. Et ce soir, tous les 5, avec Crespy,



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  • November 20, 2017 12:57:39 Giulia Rigoni Savioli

    C'est évidemment le comble de l'inattendu. Le sur-

    comble, c'est si, comme il dit, sa femme vient

    le voir la semaine prochaine, et que je sois là!

     Nous étions 5 à table, 3 officiers d'ad.on et

    2 mèdecins. Ils ont tous l'air bon types.

     J'habote chez le procureur de la république, ou

    qqchose d'approchant la maison est d'ailleurs

    vide; j' y serai tranquille, avec un pharmacien

    au rez de chaussée.

     Bonne chambre, bonne table. Vive Chassevant

    de m'avoir envoyé ici !


      Troyes, 16 octobre 1915

    Ca continue a ne pas mal marcher. Par exemple, on ne

    m'a pas oublié longtemps. Des aujpourdhui, j'étais affecté

    au dépôt de l'Ecole St. Bernard, et je m'y suis

    transporté cette après midi, après un bon déjeuner avec

    Guillaumat et missing, a l'hôtel des Courriers, et un peu

    de musique au piano dudit. - Dépôt d'écolpés classique

    te tas de hypos plus au moins boiteux ou quinteux fument

    des cigarettes dans une cour gardée par quelques terri-

    toriaux, plus ou moins toulousain, donc très minable; nous

    causons de missing et quelques autres "pays": je vais lire


     page droite 

    mon journal dans le bureai, où je devine que je

    n'aurais rien à faire, puisqu'il a toujours marché

    sans moi; au bout d'une demi-heure, un infirmier vient

    m'inviter à prendre le thé; je suis docilement; il

    me méne à la salle d'opération, où je trouve, avec

    trois pharmaciens et un médecin auxiliaire, le médecin

    chef. Thé militaire, avec sirop, lait condensé! et

    alcool à 95. Ca cause et rit 1/4 d'heure, puis tout

    le monde part en ville. Ce n'est pas foulant comme

    service. Les pharmaciens me recommandant bien de ne

    pas venire demain avant 8 heures 3/4; dont acte

     Ce soir, ma popote s'est transportée au cinéma

    d'où je sors maintenant. La vie est douce. Pourvu

    que j'y reste quelque temps.


       Troyes, 17 oct. 1917

    La vie est de plus en plus douce. Voilà déjà à peine 3 jours

    que je suis là, et déjà je fais la bombe. C'est un

    record de vitesse, et le pharmacien Chavignay, de Castejaloux,

     ma déjà déniché une poule; il est vrai que ça ne lui a

    pas coûté cher, car c'est celle d'un de nos camarades de

    popote, Crespy. Pauvre type ! Et ma poule épatante

    s'il vous plait, employée du magasin dont la patronne

    est l'amie de Chavignay. Et ce soir, tous les 5, avec Crespy,



  • November 20, 2017 12:56:38 Giulia Rigoni Savioli

    C'est évidemment le comble de l'inattendu. Le sur-

    comble, c'est si, comme il dit, sa femme vient

    le voir la semaine prochaine, et que je sois là!

     Nous étions 5 à table, 3 officiers d'ad.on et

    2 mèdecins. Ils ont tous l'air bon types.

     J'habote chez le procureur de la république, ou

    qqchose d'approchant la maison est d'ailleurs

    vide; j' y serai tranquille, avec un pharmacien

    au rez de chaussée.

     Bonne chambre, bonne table. Vive Chassevant

    de m'avoir envoyé ici !


      Troyes, 16 octobre 1915

    Ca continue a ne pas mal marcher. Par exemple, on ne

    m'a pas oublié longtemps. Des aujpourdhui, j'étais affecté

    au dépôt de l'Ecole St. Bernard, et je m'y suis

    transporté cette après midi, après un bon déjeuner avec

    Guillaumat et missing, a l'hôtel des Courriers, et un peu

    de musique au piano dudit. - Dépôt d'écolpés classique

    te tas de hypos plus au moins boiteux ou quinteux fument

    des cigarettes dans une cour gardée par quelques terri-

    toriaux, plus ou moins toulousain, donc très minable; nous

    causons de missing et quelques autres "pays": je vais lire


     page droite 

    mon journal dans le bureai, où je devine que je

    n'aurais rien à faire, puisqu'il a toujours marché

    sans moi; au bout d'une demi-heure, un infirmier vient

    m'inviter à prendre le thé; je suis docilement; il

    me méne à la salle d'opération, où je trouve, avec

    trois pharmaciens et un médecin auxiliaire, le médecin

    chef. Thé militaire, avec sirop, lait condensé! et

    alcool à 95. Ca cause et rit 1/4 d'heure, puis tout

    le monde part en ville. Ce n'est pas foulant comme

    service. Les pharmaciens me recommandant bien de ne

    pas venire demain avant 8 heures 3/4; dont acte

     Ce soir, ma popote s'est transportée au cinéma

    d'où je sors maintenant. La vie est douce. Pourvu

    que j'y reste quelque temps.


       Troyes, 17 oct. 1917

    La vie est de plus en plus douce. Voilà déjà à peine 3 jours

    que je suis là, et déjà je fais la bombe. C'est un

    record de vitesse, et le pharmacien Chavignay, de Castejaloux,

     ma déjà déniché une poule; il est vrai que ça ne lui a

    pas coûté cher, car d'est celle d'un de nos camarades de

    popote, Crespy. Pauvre type ! Et ma poule épatante

    s'il vous plait, employée du magasin dont la patronne

    est l'amie de Chavignay. Et ce soir,, tous les 5, avec Crespy,



  • November 20, 2017 12:28:33 Giulia Rigoni Savioli

    C'est évidemment le comble de l'inattendu. Le sur-

    comble, c'est si, comme il dit, sa femme vient

    le voir la semaine prochaine, et que je sois là!

     Nous étions 5 à table, 3 officiers d'ad.on et

    2 mèdecins. Ils ont tous l'air bon types.

     J'habote chez le procureur de la république, ou

    qqchose d'approchant la maison est d'ailleurs

    vide; j' y serai tranquille, avec un pharmacien

    au rez de chaussée.

     Bonne chambre, bonne table. Vive Chassevant

    de m'avoie envoyé ici !


      Troyes, 16 octobre 1915

    Ca continue a ne pas mal marcher. Par exemple, on ne

    m'a pas oublié longtemps. Des aujpourdhui, j'étais affecté

    au dépôt de l'Ecole St. Bernard, et je m'y suis

    transporté cette après midi, après un bon déjeuner avec

    Guillaumat et missing, a l'hôtel des Courriers, et un peu

    de musique au piano dudit. - Dépôt d'écolpés classique

    te tas de hypos plus au moins boiteux ou quinteux fument

    des cigarettes dans une cour gardée par quelques terri-

    toriaux, plus ou moins toulousain, donc très minable; nous

    causons de missing et quelques autres "pays": je vais lire


     page droite 

    mon journal dans le bureai, où je devine que je

    n'aurais rien à faire, puisqu'il a toujours marché

    sans moi; au bout d'une demi-heure, un infirmier vient

    m'inviter à prendre le thé; je suis docilement; il

    me méne à la salle d'opération, où je trouve, avec

    trois pharmaciens et un médecin auxiliaire, le médecin

    chef. Thé militaire, avec sirop, lait condensé! et

    alcool à 95. Ca cause et rit 1/4 d'heure, puis tout

    le monde part en ville.



  • November 20, 2017 12:28:03 Giulia Rigoni Savioli

    C'est évidemment le comble de l'inattendu. Le sur-

    comble, c'est si, comme il dit, sa femme vient

    le voir la semaine prochaine, et que je sois là!

     Nous étions 5 à table, 3 officiers d'ad.on et

    2 mèdecins. Ils ont tous l'air bon types.

     J'habote chez le procureur de la république, ou

    qqchose d'approchant la maison est d'ailleurs

    vide; j' y serai tranquille, avec un pharmacien

    au rez de chaussée.

     Bonne chambre, bonne table. Vive Chassevant

    de m'avoie envoyé ici !


      Troyes, 16 octobre 1915

    Ca continue a ne pas mal marcher. Par exemple, on ne

    m'a pas oublié longtemps. Des aujpourdhui, j'étais affecté

    au dépôt de l'Ecole St. Bernard, et je m'y suis

    transporté cette après midi, après un bon déjeuner avec

    Guillaumat et missing, a l'hôtel des Courriers, et un peu

    de musique au piano dudit. - Dépôt d'écolpés classique

    te tas de hypos plus au moins boiteux ou quinteux fument

    des cigarettes dans une cour gardée par quelques terri-

    toriaux, plus ou moins toulousain, donc très minable; nous

    causons de missing et quelques autres "pays": je vais lire


     page droite 

    mon journal dans le bureai, où je devine que je

    n'aurais rien à faire, puisqu'il a toujours marché

    sans moi; au bout d'une demi-heure, un infirmier vient

    m'inviter à prendre le thé; je suis docilement; il

    me méne à la salle d'opération, où je trouve, avec

    trois pharmaciens et un médecin auxiliaire, le médecin

    chef. Thé militaire, avec sirop, lait condnìensé! et

    alcool à 95. Ca cause et rit 1/4 d'heure, puis tout

    le monde part en ville.



  • November 20, 2017 12:16:49 Giulia Rigoni Savioli

    C'est évidemment le comble de l'inattendu. Le sur-

    comble, c'est si, comme il dit, sa femme vient

    le voir la semaine prochaine, et que je sois là!

     Nous étions 5 à table, 3 officiers d'ad.on et

    2 mèdecins. Ils ont tous l'air bon types.

     J'habote chez le procureur de la république, ou

    qqchose d'approchant la maison est d'ailleurs

    vide; j' y serai tranquille, avec un pharmacien

    au rez de chaussée.

     Bonne chambre, bonne table. Vive Chassevant

    de m'avoie envoyé ici !


Description

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  • 50.1556532858612||2.3328292539063114||

    Doullens

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Location(s)
  • Story location Doullens


ID
8341 / 249595
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Gérard dit Richard BOHAN
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/



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  • Medical
  • Remembrance



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