FRAD066_018 Carnet de guerre de Maurice PEUREY, item 15

Edit transcription:
...
Transcription saved
Enhance your transcribing experience by using full-screen mode

Transcription

You have to be logged in to transcribe. Please login or register and click the pencil-button again

 Page gauche  

Nous trouvons également des malades
et des permisionnaries de la compagnie.
A 21 heures, nous repartons avec les
cuisines rejoindre notre compagnie
Wadelincourt.
Pendant cette ètape, les boches
lancent leurs obus un peu partout,
sur les routes et les villages. Nous
arrivons tout de même à Pont-Maugis
sous trop de mal. Nous trouvons les
hommes de ravitaillement du bataillon.
10 - Les distributions terminées, je vais
avec les camarades. Cinq minutes avant
l'arrivée à Wadelincourt les boches
bombardent l'endroit que nous venons
de quitter. Nous trebuchons contre
des cadavres d'americains ètendres
à travers des chemins et enfin nous
sommes arrivés. Je suis dans une
maison et je m'empresse de monter
au 1er ètage où un lit m'attend pour
me reposer de mes fatigues.  Je me
réveille à 8 heures, j'ai bien dormi,
je vais visiter un peu les environs.
Dans la rue je recontre des civils
et ma foi nous sommes invités à
venir boire le café.
               A Wadelincourt, nous ne
sommes qu'à 1500 mètres de Sedan.
Devant nous à 100 mètres la ligne du
chemin de fer er à 190 mètres la Meuse
qui sèpare les lignes.  On entend
toujours, le canon, et les mitrailleuses
mais de notre côté c'est assez calme.
              Du haut d'un 2e étage, je

_________________________________________________________________________________________________________

 page droite  

puis très bien distinguer Bazeilles,
Balan et Sedan.  Tout y parait
calme.
          Vers 18 heurs, un chant s'elevé
de là-bas.  On chante même très fort,
nous nous dontons de quelque chose
extraordinaire car de plus les offi-
ciers ont reçu tout-à-l'heure un
pli cacheté individuel, serai-ce la
fin?   Personne n'ose y croirè.

    Le soir, je suis volontairé
pour aller à la soupe.  Dèpart à
23 heures.
11 - Nous ne sommes pas trop marmités
pendant le voyage sauf quelque temps
après le ravitaillement terminé.

                Au matin, à 6 heures, un
camarade me réveille et me dit;
l'armistice est signé, les hostilité seront
terminées à 11 heures.  D'abord
je n'y crus pas mais les civils
l'avaient également sa et je me
rendis à l'évidence.  On entend,
encore le canon sans arrêt j'usqu'à
11 heures et même quelques coups
de mitrailleuses j'usqu'à midi.

      Vers 19 heures, des jeunes gens
arrivent à Wadelincourt.  Je vais
sur le bord de la Meuse.  Déjà
de l'autre côté, plus de 1000 civils
sont rassemblés et parlent aux
soldats de une compagnie qui étaient
de première ligne.  Une petite barque
fait la navette ramenant
chaque fois une vingtaine de


Transcription saved

 Page gauche  

Nous trouvons également des malades
et des permisionnaries de la compagnie.
A 21 heures, nous repartons avec les
cuisines rejoindre notre compagnie
Wadelincourt.
Pendant cette ètape, les boches
lancent leurs obus un peu partout,
sur les routes et les villages. Nous
arrivons tout de même à Pont-Maugis
sous trop de mal. Nous trouvons les
hommes de ravitaillement du bataillon.
10 - Les distributions terminées, je vais
avec les camarades. Cinq minutes avant
l'arrivée à Wadelincourt les boches
bombardent l'endroit que nous venons
de quitter. Nous trebuchons contre
des cadavres d'americains ètendres
à travers des chemins et enfin nous
sommes arrivés. Je suis dans une
maison et je m'empresse de monter
au 1er ètage où un lit m'attend pour
me reposer de mes fatigues.  Je me
réveille à 8 heures, j'ai bien dormi,
je vais visiter un peu les environs.
Dans la rue je recontre des civils
et ma foi nous sommes invités à
venir boire le café.
               A Wadelincourt, nous ne
sommes qu'à 1500 mètres de Sedan.
Devant nous à 100 mètres la ligne du
chemin de fer er à 190 mètres la Meuse
qui sèpare les lignes.  On entend
toujours, le canon, et les mitrailleuses
mais de notre côté c'est assez calme.
              Du haut d'un 2e étage, je

_________________________________________________________________________________________________________

 page droite  

puis très bien distinguer Bazeilles,
Balan et Sedan.  Tout y parait
calme.
          Vers 18 heurs, un chant s'elevé
de là-bas.  On chante même très fort,
nous nous dontons de quelque chose
extraordinaire car de plus les offi-
ciers ont reçu tout-à-l'heure un
pli cacheté individuel, serai-ce la
fin?   Personne n'ose y croirè.

    Le soir, je suis volontairé
pour aller à la soupe.  Dèpart à
23 heures.
11 - Nous ne sommes pas trop marmités
pendant le voyage sauf quelque temps
après le ravitaillement terminé.

                Au matin, à 6 heures, un
camarade me réveille et me dit;
l'armistice est signé, les hostilité seront
terminées à 11 heures.  D'abord
je n'y crus pas mais les civils
l'avaient également sa et je me
rendis à l'évidence.  On entend,
encore le canon sans arrêt j'usqu'à
11 heures et même quelques coups
de mitrailleuses j'usqu'à midi.

      Vers 19 heures, des jeunes gens
arrivent à Wadelincourt.  Je vais
sur le bord de la Meuse.  Déjà
de l'autre côté, plus de 1000 civils
sont rassemblés et parlent aux
soldats de une compagnie qui étaient
de première ligne.  Une petite barque
fait la navette ramenant
chaque fois une vingtaine de



Transcription history
  • January 13, 2019 16:07:45 Stella Watkin

     Page gauche  

    Nous trouvons également des malades
    et des permisionnaries de la compagnie.
    A 21 heures, nous repartons avec les
    cuisines rejoindre notre compagnie
    Wadelincourt.
    Pendant cette ètape, les boches
    lancent leurs obus un peu partout,
    sur les routes et les villages. Nous
    arrivons tout de même à Pont-Maugis
    sous trop de mal. Nous trouvons les
    hommes de ravitaillement du bataillon.
    10 - Les distributions terminées, je vais
    avec les camarades. Cinq minutes avant
    l'arrivée à Wadelincourt les boches
    bombardent l'endroit que nous venons
    de quitter. Nous trebuchons contre
    des cadavres d'americains ètendres
    à travers des chemins et enfin nous
    sommes arrivés. Je suis dans une
    maison et je m'empresse de monter
    au 1er ètage où un lit m'attend pour
    me reposer de mes fatigues.  Je me
    réveille à 8 heures, j'ai bien dormi,
    je vais visiter un peu les environs.
    Dans la rue je recontre des civils
    et ma foi nous sommes invités à
    venir boire le café.
                   A Wadelincourt, nous ne
    sommes qu'à 1500 mètres de Sedan.
    Devant nous à 100 mètres la ligne du
    chemin de fer er à 190 mètres la Meuse
    qui sèpare les lignes.  On entend
    toujours, le canon, et les mitrailleuses
    mais de notre côté c'est assez calme.
                  Du haut d'un 2e étage, je

    _________________________________________________________________________________________________________

     page droite  

    puis très bien distinguer Bazeilles,
    Balan et Sedan.  Tout y parait
    calme.
              Vers 18 heurs, un chant s'elevé
    de là-bas.  On chante même très fort,
    nous nous dontons de quelque chose
    extraordinaire car de plus les offi-
    ciers ont reçu tout-à-l'heure un
    pli cacheté individuel, serai-ce la
    fin?   Personne n'ose y croirè.

        Le soir, je suis volontairé
    pour aller à la soupe.  Dèpart à
    23 heures.
    11 - Nous ne sommes pas trop marmités
    pendant le voyage sauf quelque temps
    après le ravitaillement terminé.

                    Au matin, à 6 heures, un
    camarade me réveille et me dit;
    l'armistice est signé, les hostilité seront
    terminées à 11 heures.  D'abord
    je n'y crus pas mais les civils
    l'avaient également sa et je me
    rendis à l'évidence.  On entend,
    encore le canon sans arrêt j'usqu'à
    11 heures et même quelques coups
    de mitrailleuses j'usqu'à midi.

          Vers 19 heures, des jeunes gens
    arrivent à Wadelincourt.  Je vais
    sur le bord de la Meuse.  Déjà
    de l'autre côté, plus de 1000 civils
    sont rassemblés et parlent aux
    soldats de une compagnie qui étaient
    de première ligne.  Une petite barque
    fait la navette ramenant
    chaque fois une vingtaine de



  • January 12, 2019 12:42:35 Stella Watkin

     Page gauche  

    Nous trouvons également des malades
    et des permisionnaries de la compagnie.
    A 21 heures, nous repartons avec les
    cuisines rejoindre notre compagnie
    Wadelincourt.
    Pendant cette ètape, les boches
    lancent leurs obus un peu partout,
    sur les routes et les villages. Nous
    arrivons tout de même à Pont-Maugis
    sous trop de mal. Nous trouvons les
    hommes de ravitaillement du bataillon.
    10 - Les distributions terminées, je vais
    avec les camarades. Cinq minutes avant
    l'arrivée à Wadelincourt les boches
    bombardent l'endroit que nous venons
    de quitter. Nous trebuchons contre
    des cadavres d'americains ètendres
    à travers des chemins et enfin nous
    sommes arrivés. Je suis dans une
    maison et je m'empresse de monter
    au 1er ètage où un lit m'attend pour
    me reposer de mes fatigues.  Je me
    réveille à 8 heures, j'ai bien dormi,
    je vais visiter un peu les environs.
    Dans la rue je recontre des civils
    et ma foi nous sommes invités à
    venir boire le café.
                   A Wadelincourt, nous ne
    sommes qu'à 1500 mètres de Sedan.
    Devant nous à 100 mètres la ligne du
    chemin de fer er à 190 mètres la Meuse
    qui sèpare les lignes.  On entend
    toujours, le canon, et les mitrailleuses
    mais de notre côté c'est assez calme.
                  Du haut d'un 2e étage, je

    _________________________________________________________________________________________________________

     page droite  

    puis très bien distinguer Bazeilles,
    Balan et Sedan.  Tout y parait
    calme.
              Vers 18 heurs, un chant s'elevé
    de là-bas.  On chante même très fort,
    nous nous dontons de quelque chose
    extraordinaire car de plus les offi-
    ciers ont reçu tout-à-l'heure un
    pli cacheté individuel, serai-ce la
    fin?   Personne n'ose y croirè.

        Le soir, je suis volontairé
    pour aller à la soupe.  Dèpart à
    23 heures.
    11 - Nous ne sommes pas trop marmités
    pendant le voyage sauf quelque temps
    après le ravitaillement terminé.

                    Au matin, à 6 heures, un
    camarade me réveille et me dit;
    l'armistice est signé, les hostilité seront
    terminées à 11 heures.  D'abord
    je n'y crus pas mais les civils
    l'avaient également sa et je me
    rendis à l'évidence.  On entend,
    encore le canon sans arrêt j'usqu'à
    11 heures et même quelques coups
    de mitrailleuses j'usqu'à midi.

          Vers 19 heures, des jeunes gens
    arrivent à Wadelincourt.  Je vais
    sur le bord de la Meuse.  Déjà
    de l'autre côté, plus de 1000 civils
    sont rassemblés et parlent aux
    soldats de une compagnie qui étaient
    de première ligne.  Une petite barque
    fait la marette ramenant
    chaque fois une vingtaine de



  • January 12, 2019 12:14:29 Stella Watkin

     Page gauche  

    Nous trouvons également des malades
    et des permisionnaries de la compagnie.
    A 21 heures, nous repartons avec les
    cuisines rejoindre notre compagnie
    Wadelincourt.
    Pendant cette ètape, les boches
    lament leurs obus un peu partout,
    sur les routes et les villages. Nous
    arrivons tout de même à Pont-Maugis
    sous trop de mal. Nous trouvons les
    hommes de ravitaillement du bataillon.
    10 - Les distributions terminées, je vais
    avec les camarades. Cinq minutes avant
    l'arrivée à Wadelincourt les boches
    bombardent l'endroit que nous venons
    de quitter. Nous trebuchons contre
    des cadavres d'americains ètendres
    à travers des chemins et enfin nous
    sommes arrivés. Je suis dans une
    maison et je m'empresse de monter
    au 1er ètage où un lit m'attend pour
    me reposer de mes fatigues.  Je me
    rèveille à 8 heures, j'ai bien dormi,
    je vais visiter un peu les environs.
    Dans la rue je recontre des civils
    et ma foi nous sommes invités à
    venir boire le café.
                   A Wadelincourt, nous ne
    sommes qu'à 1500 mètres de Sedan.
    Devant nous à 100 mètres la ligne du
    chemin de fer er à 190 mètres la Meuse
    qui sèpare les lignes.  On entend
    toujours, le canon, et les mitrailleuses
    mais de notre côté c'est assez calme.
                  Du haut d'un 2e étage, je


  • January 12, 2019 12:00:08 Stella Watkin

     Page gauche  

    Nous trouvons également des malades
    et des permisionnaries de la compagnie.
    A 21 heures, nous repartons avec les
    cuisines rejoindre notre compagnie
    Wadelincourt.
    Pendant cette ètape, les boches
    lament leurs obus un peu partout,
    sur les routes et les villages. Nous
    arrivons tout de même à Pont-Maugis
    sous trop de mal. Nous trouvons les
    hommes de ravitaillement du bataillon.
    10 - Les distributions terminées, je vais
    avec les camarades. Cinq minutes avant
    l'arrivée à Wadelincourt les boches
    bombardent l'endroit que nous venons
    de quitter. Nous trebuchons contre
    des cadavres d'americains ètendres
    à travers des chemins et enfin nous
    sommes arrivés. Je suis dans une
    maison et je m'empresse de monter
    au 1er ètage où un lit m'attend pour
    me reposer de mes fatigues.


Description

Save description
  • 49.683037||4.937946||

    Wadelincourt, France

  • 49.660657||4.938231||

    Pont-Maugis, France

  • 49.676651||4.976835||

    Bazeilles, France

  • 49.693333||4.96253||

    Balan, France

  • 49.70349||4.93863||

    Sedan, France

Location(s)
  • Document location Wadelincourt, France
  • Additional document location Pont-Maugis, France
  • Additional document location Bazeilles, France
  • Additional document location Balan, France
  • Additional document location Sedan, France
Login and add location


ID
8286 / 129063
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Michel PEUREY
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


November 11, 1918
Login to edit the languages
  • Français

Login to edit the fronts
  • Western Front

Login to add keywords
  • Trench Life

Login and add links

Notes and questions

Login to leave a note