FRAD066_018 Carnet de guerre de Maurice PEUREY, item 12

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Nous traversons au pos de course
les premières maisons de Condé-les-
Vouziers et nou moins rapidement nous
descendens vers la plus proche pa-
serelle. Nous rencontrons des Sénégalais
revenant des lignes avec l'air de
dire; le boches nous poursuivent
Nous traversons les passerelles de
l'Aisne et du canal entre 2 obus
et nous piquons au plus court
vers la route de Vandy. Malheu-
reusement, nous sommes arrêres par
un cours d'eau assez profond
où nous nous embourbons. Enfin
nous relessissons à une ferme sur
la route de Vouziers à Vandy

          Un observateur nous ren-
seigne sur l'attaque du matin
qui debutait ici même.  Dans une
ferme voisine à 10 mètres devant
nous deux obus de 199 français
sont touchés là, ensevelissant plusiers
officiers français.
          Après nous être reposés
nous suivons la route, mais bientôt
nous sommes signalés et les
boches nous envoient des rafales
de mitrailleuses.  Il nous faut courir
pliës en deux en suivant le fossé,
Plus loin un obus éclate entre
nous mais sans éclater, la
pente qui est assez forte, l'a
fait ricocher et la fusée nous
siffle aux oreilles.

____________________________________________________________________________________________

page droite

Enfin, voici Vandy que nous
avons pris aux boches ce matin
même.  Je me renseigne au château,
sur la ferme où je dois porter
le pli; cette ferme leur est in-
connue.  A tout hasard nous re-
descendons la route alors que
les boches bombardent Vandy et
son château.
          A gauche, un tas
de pierres, des cadavres, des obus
nous nous rensiegnons: C'est là!
Le pli est donné au colonel, lui
c'est tout.  Les obus pleurent duré
eu cet endroit.  On apporte et
ensevelit constamment des cadavres.
Ce n'est pas le moment de nous
amuser.  Nous revenons par un
chemin plus court rejoindre notre
regiment, sans être inquietés.
2 - La nuit s'est passée tranquille;
à l'aube la division attaque.  Il'y
a des tanks aux ailes parait-il
et l'avance se fait quoique len-
tement.  Le 150e progresse à son
tour à 10h 30.  Je reste avec la
division au cas d'ordres à porter.
Nous partons à notre tour à 14
heures.  Nous traversons le canal,
encore bombardé de temps en temps,
et nous suivons la route du Chêne.
Après 4 ou 5 kilomètres nous arrivons
au premier village conquis ce matin,
Ballay.  En arrivant, une forte
odeur cadavérique nous surprend.

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Nous traversons au pos de course
les premières maisons de Condé-les-
Vouziers et nou moins rapidement nous
descendens vers la plus proche pa-
serelle. Nous rencontrons des Sénégalais
revenant des lignes avec l'air de
dire; le boches nous poursuivent
Nous traversons les passerelles de
l'Aisne et du canal entre 2 obus
et nous piquons au plus court
vers la route de Vandy. Malheu-
reusement, nous sommes arrêres par
un cours d'eau assez profond
où nous nous embourbons. Enfin
nous relessissons à une ferme sur
la route de Vouziers à Vandy

          Un observateur nous ren-
seigne sur l'attaque du matin
qui debutait ici même.  Dans une
ferme voisine à 10 mètres devant
nous deux obus de 199 français
sont touchés là, ensevelissant plusiers
officiers français.
          Après nous être reposés
nous suivons la route, mais bientôt
nous sommes signalés et les
boches nous envoient des rafales
de mitrailleuses.  Il nous faut courir
pliës en deux en suivant le fossé,
Plus loin un obus éclate entre
nous mais sans éclater, la
pente qui est assez forte, l'a
fait ricocher et la fusée nous
siffle aux oreilles.

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page droite

Enfin, voici Vandy que nous
avons pris aux boches ce matin
même.  Je me renseigne au château,
sur la ferme où je dois porter
le pli; cette ferme leur est in-
connue.  A tout hasard nous re-
descendons la route alors que
les boches bombardent Vandy et
son château.
          A gauche, un tas
de pierres, des cadavres, des obus
nous nous rensiegnons: C'est là!
Le pli est donné au colonel, lui
c'est tout.  Les obus pleurent duré
eu cet endroit.  On apporte et
ensevelit constamment des cadavres.
Ce n'est pas le moment de nous
amuser.  Nous revenons par un
chemin plus court rejoindre notre
regiment, sans être inquietés.
2 - La nuit s'est passée tranquille;
à l'aube la division attaque.  Il'y
a des tanks aux ailes parait-il
et l'avance se fait quoique len-
tement.  Le 150e progresse à son
tour à 10h 30.  Je reste avec la
division au cas d'ordres à porter.
Nous partons à notre tour à 14
heures.  Nous traversons le canal,
encore bombardé de temps en temps,
et nous suivons la route du Chêne.
Après 4 ou 5 kilomètres nous arrivons
au premier village conquis ce matin,
Ballay.  En arrivant, une forte
odeur cadavérique nous surprend.


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  • January 11, 2019 17:15:54 Stella Watkin

    Nous traversons au pos de course
    les premières maisons de Condé-les-
    Vouziers et nou moins rapidement nous
    descendens vers la plus proche pa-
    serelle. Nous rencontrons des Sénégalais
    revenant des lignes avec l'air de
    dire; le boches nous poursuivent
    Nous traversons les passerelles de
    l'Aisne et du canal entre 2 obus
    et nous piquons au plus court
    vers la route de Vandy. Malheu-
    reusement, nous sommes arrêres par
    un cours d'eau assez profond
    où nous nous embourbons. Enfin
    nous relessissons à une ferme sur
    la route de Vouziers à Vandy

              Un observateur nous ren-
    seigne sur l'attaque du matin
    qui debutait ici même.  Dans une
    ferme voisine à 10 mètres devant
    nous deux obus de 199 français
    sont touchés là, ensevelissant plusiers
    officiers français.
              Après nous être reposés
    nous suivons la route, mais bientôt
    nous sommes signalés et les
    boches nous envoient des rafales
    de mitrailleuses.  Il nous faut courir
    pliës en deux en suivant le fossé,
    Plus loin un obus éclate entre
    nous mais sans éclater, la
    pente qui est assez forte, l'a
    fait ricocher et la fusée nous
    siffle aux oreilles.

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    page droite

    Enfin, voici Vandy que nous
    avons pris aux boches ce matin
    même.  Je me renseigne au château,
    sur la ferme où je dois porter
    le pli; cette ferme leur est in-
    connue.  A tout hasard nous re-
    descendons la route alors que
    les boches bombardent Vandy et
    son château.
              A gauche, un tas
    de pierres, des cadavres, des obus
    nous nous rensiegnons: C'est là!
    Le pli est donné au colonel, lui
    c'est tout.  Les obus pleurent duré
    eu cet endroit.  On apporte et
    ensevelit constamment des cadavres.
    Ce n'est pas le moment de nous
    amuser.  Nous revenons par un
    chemin plus court rejoindre notre
    regiment, sans être inquietés.
    2 - La nuit s'est passée tranquille;
    à l'aube la division attaque.  Il'y
    a des tanks aux ailes parait-il
    et l'avance se fait quoique len-
    tement.  Le 150e progresse à son
    tour à 10h 30.  Je reste avec la
    division au cas d'ordres à porter.
    Nous partons à notre tour à 14
    heures.  Nous traversons le canal,
    encore bombardé de temps en temps,
    et nous suivons la route du Chêne.
    Après 4 ou 5 kilomètres nous arrivons
    au premier village conquis ce matin,
    Ballay.  En arrivant, une forte
    odeur cadavérique nous surprend.


  • January 11, 2019 16:08:29 Stella Watkin

    Nous traversons au pos de course
    les premières maisons de Condé-les-
    Vouziers et nou moins rapidement nous
    descendens vers la plus proche pa-
    serelle. Nous rencontrons des Sénégalais
    revenant des lignes avec l'air de
    dire; le boches nous poursuivent
    Nous traversons les passerelles de
    l'Aisne et du canal entre 2 obus
    et nous piquons au plus court
    vers la route de Vandy. Malheu-
    reusement, nous sommes arrêres par
    un cours d'eau assez profond
    où nous nous embourbons. Enfin
    nous relessissons à une ferme sur
    la route de Vouziers à Vandy

              Un observateur nous ren-
    seigne sur l'attaque du matin
    qui debutait ici même.  Dans une
    ferme voisine à 10 mètres devant
    nous deux obus de 199 français
    sont touchés là, ensevelissant plusiers
    officiers français.
              Après nous être reposés
    nous suivons la route, mais bientôt
    nous sommes signalés et les
    boches nous envoient des rafales
    de mitrailleuses.  Il nous faut courir
    pliës en deux en suivant le fossé,
    Plus loin un obus éclate entre
    nous mais sans éclater, la
    pente qui est assez forre, l'a
    fait ricocher et la fusée nous
    siffle aux oreilles.

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Description

Save description
  • 49.43416||4.7035729||

    Vandy, France

  • 49.398265||4.700375||

    Vouziers, France

  • 49.429892||4.747949||

    Ballay, France

Location(s)
  • Document location Vandy, France
  • Additional document location Vouziers, France
  • Additional document location Ballay, France
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ID
8286 / 129060
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Michel PEUREY
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


Jul, 1918
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