1 Num 1030 - "Ma campagne d'Orient 1917-1918" Pierre Roussel., item 12

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page de gauche

20

légende de la photo

SALONIQUE - Panorama de la Ville


page de droite

21

jaquette et gibus, en pâtissier. Il se démène comme un diable.

Pour son âge il ne travaille pas mal et il promet de faire

son chemin. Nous rentrons par les quais. Le lendemain, mercredi,

est le dernier jour. Nous sortons quand même le soir.

Le café concert où nous nous rendons est plus luxueux

que celui de la veille. On y chante en italien et en français.

Il n'y a  qu'une Française. Elle obtient un gros succès.

Une Italienne maigre et laide a une voix splendide.

Les soldats, ses compatriotes, et ils sont nombreux, chantent

avec elle. C'est dommage de quitter Salonique !

Nous laissons le concert avec regret. Nous courons au

tram qui nous conduit pour un sou jusqu'à l'extrémité

de la ville. Nous  devons quitter le Camp de la Jonction

à minuit. On fait de grands feux on attendant. On

dirait la fête de la Saint-Jean. Nous apercevons au loin,

à la gare, l'incendie d'un wagon de munitions. C'est

comme un immense feu d'artifice avec des détonations

à n'en plus finir. L'heure arrive de se rassembler.

Par suite d'une erreur sans doute, on nous fait faire au

moins 5 kilomètres pour atteindre la gare où nous

attendons exactement deux heures la formation de notre

train. Les tirailleurs se couchent presque tous sur le quai.

Le commandant les insulte. Enfin on nous fait monter

à raison de 9 par compartiment. Les voitures ne sont

pas vilaines. Elles sont hautes sur roues. Nous voilà installés.

Adieu Salonique !

Pendant notre court séjour nous avons vu des avions

survolant le camp et la ville. Les boches étaient très

haut. Nous avons su qu'ils étaient ennemis parce que

les batteries du flanc de la montagne tiraillaient tant

et plus. Aussi n'avancèrent-ils pas beaucoup et disparurent

rapidement, rebroussant chemin.


En train de Salonique à Verria et

séjour dans ce centre.

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20

légende de la photo

SALONIQUE - Panorama de la Ville


page de droite

21

jaquette et gibus, en pâtissier. Il se démène comme un diable.

Pour son âge il ne travaille pas mal et il promet de faire

son chemin. Nous rentrons par les quais. Le lendemain, mercredi,

est le dernier jour. Nous sortons quand même le soir.

Le café concert où nous nous rendons est plus luxueux

que celui de la veille. On y chante en italien et en français.

Il n'y a  qu'une Française. Elle obtient un gros succès.

Une Italienne maigre et laide a une voix splendide.

Les soldats, ses compatriotes, et ils sont nombreux, chantent

avec elle. C'est dommage de quitter Salonique !

Nous laissons le concert avec regret. Nous courons au

tram qui nous conduit pour un sou jusqu'à l'extrémité

de la ville. Nous  devons quitter le Camp de la Jonction

à minuit. On fait de grands feux on attendant. On

dirait la fête de la Saint-Jean. Nous apercevons au loin,

à la gare, l'incendie d'un wagon de munitions. C'est

comme un immense feu d'artifice avec des détonations

à n'en plus finir. L'heure arrive de se rassembler.

Par suite d'une erreur sans doute, on nous fait faire au

moins 5 kilomètres pour atteindre la gare où nous

attendons exactement deux heures la formation de notre

train. Les tirailleurs se couchent presque tous sur le quai.

Le commandant les insulte. Enfin on nous fait monter

à raison de 9 par compartiment. Les voitures ne sont

pas vilaines. Elles sont hautes sur roues. Nous voilà installés.

Adieu Salonique !

Pendant notre court séjour nous avons vu des avions

survolant le camp et la ville. Les boches étaient très

haut. Nous avons su qu'ils étaient ennemis parce que

les batteries du flanc de la montagne tiraillaient tant

et plus. Aussi n'avancèrent-ils pas beaucoup et disparurent

rapidement, rebroussant chemin.


En train de Salonique à Verria et

séjour dans ce centre.


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  • March 11, 2019 18:31:52 François Aubrée

    page de gauche

    20

    légende de la photo

    SALONIQUE - Panorama de la Ville


    page de droite

    21

    jaquette et gibus, en pâtissier. Il se démène comme un diable.

    Pour son âge il ne travaille pas mal et il promet de faire

    son chemin. Nous rentrons par les quais. Le lendemain, mercredi,

    est le dernier jour. Nous sortons quand même le soir.

    Le café concert où nous nous rendons est plus luxueux

    que celui de la veille. On y chante en italien et en français.

    Il n'y a  qu'une Française. Elle obtient un gros succès.

    Une Italienne maigre et laide a une voix splendide.

    Les soldats, ses compatriotes, et ils sont nombreux, chantent

    avec elle. C'est dommage de quitter Salonique !

    Nous laissons le concert avec regret. Nous courons au

    tram qui nous conduit pour un sou jusqu'à l'extrémité

    de la ville. Nous  devons quitter le Camp de la Jonction

    à minuit. On fait de grands feux on attendant. On

    dirait la fête de la Saint-Jean. Nous apercevons au loin,

    à la gare, l'incendie d'un wagon de munitions. C'est

    comme un immense feu d'artifice avec des détonations

    à n'en plus finir. L'heure arrive de se rassembler.

    Par suite d'une erreur sans doute, on nous fait faire au

    moins 5 kilomètres pour atteindre la gare où nous

    attendons exactement deux heures la formation de notre

    train. Les tirailleurs se couchent presque tous sur le quai.

    Le commandant les insulte. Enfin on nous fait monter

    à raison de 9 par compartiment. Les voitures ne sont

    pas vilaines. Elles sont hautes sur roues. Nous voilà installés.

    Adieu Salonique !

    Pendant notre court séjour nous avons vu des avions

    survolant le camp et la ville. Les boches étaient très

    haut. Nous avons su qu'ils étaient ennemis parce que

    les batteries du flanc de la montagne tiraillaient tant

    et plus. Aussi n'avancèrent-ils pas beaucoup et disparurent

    rapidement, rebroussant chemin.


    En train de Salonique à Verria et

    séjour dans ce centre.

  • November 28, 2018 11:42:59 Paraskevas Dimitropoulos

    20


    SALONIQUE - Panorama de la Ville


    21


    jaquette et gibus, en pâtissier. Il se démène comme un diable.

    Pour son âge il ne travaille pas mal et il promet de faire

    son chemin. Nous centrons par les quais. Le lendemain, mercredi,

    est le dernier jour. Nous sortons quand même le soir.

    Le café concert où nous nous rendons est plus luxueux

    que celui de la veille. On y chante en italien et en français.

    Il n'y a  qu'une Française. Elle obtient un gros succès.

    Une Italienne maigre et laide a une voix splendide.

    Les soldats, ses compatriotes, et ils sont nombreux, chantent

    avec elle. C'est dommage de quitter Salonique!

    Nous laissons le concert avec regret. Nous courons au

    tram qui nous conduit pour un sou jusqu'à l'extrémité

    de la ville. Nous  devons quitter le Camp de la Jonction

    à minuit. On fait de grands feux on attendant. On

    dirait la fête de la Saint-Jean. Nous apercevons au loin,

    à la gare, l'incendie d'un wagon de munitions. C'est

    comme un immerse feu d'artifice avec des détonations

    à n'en plus finir. L'heure arrive de se rassembler.

    Par suite d'une erreur sans doute, on nous fait faire au

    moins 5 kilomètres pour atteindre la gare où nous

    attendons exactement deux heures la formation de notre

    train. Les tirailleurs se couchent presque tous sur le quai.

    Le commandant les insulte. Enfin on nous fait monter

    à raison de 9 par compartiment. Les voitures ne sont

    pas vilaines. Elles sont hautes sur roues. Nous voilà

    installés. Adieu Salonique!                                             

    Pendant notre court séjour nous avons vu des avions

    survolant le camp et la ville. Les boches étaient très

    haut. Nous avons su qu'ils étaient ennemis parce que

    les batteries du flanc de la montagne tiraillaient tant

    et plus. Aussi n'avancèrent-ils pas beaucoup et

    disparurent rapidement, rebroussant chemin!


    En train de Salonique à Verria et

    séjour dans ce centre.


  • November 28, 2018 11:39:48 Paraskevas Dimitropoulos

    20


    SALONIQUE - Panorama de la Ville


    21


    jaquette et gibus, en pâtissier. Il se démène comme un diable.

    Pour son âge il ne travaille pas mal et il promet de faire

    son chemin. Nous centrons par les quais. Le lendemain, mercredi,

    est le dernier jour. Nous sortons quand même le soir.

    Le café concert où nous nous rendons est plus luxueux

    que celui de la veille. On y chante en italien et en français.

    Il n'y a  qu'une Française. Elle obtient un gros succès.

    Une Italienne maigre et laide a une voix splendide.

    Les soldats, ses compatriotes, et ils sont nombreux, chantent

    avec elle. C'est dommage de quitter Salonique!

    Nous laissons le concert avec regret. Nous courons au

    tram qui nous conduit pour un sou jusqu'à l'extrémité

    de la ville. Nous  devons quitter le Camp de la Jonction

    à minuit. On fait de grands feux on attendant. On

    dirait la fête de la Saint-Jean. Nous apercevons au loin,

    à la gare, l'incendie d'un wagon de munitions. C'est

    comme un immerse feu d'artifice avec des détonations

    à n'en plus finir. L'heure arrive de se rassembler.

    Par suite d'une erreur sans doute, on nous fait faire au

    moins 5 kilomètres pour atteindre la gare où nous

    attendons exactement deux heures la formation de notre

    train. Les tirailleurs se couchent presque tous sur le quai.


  • November 28, 2018 11:38:08 Paraskevas Dimitropoulos

    20


    SALONIQUE - Panorama de la Ville


    21


    jaquette et gibus, en pâtissier. Il se démène comme un diable.

    Pour son âge il ne travaille pas mal et il promet de faire

    son chemin. Nous centrons par les quais. Le lendemain, mercredi,

    est le dernier jour. Nous sortons quand même le soir.

    Le café concert où nous nous rendons est plus luxueux

    que celui de la veille. On y chante en italien et en français.

    Il n'y a  qu'une Française. Elle obtient un gros succès.

    Une Italienne maigre et laide a une voix splendide.

    Les soldats, ses compatriotes, et ils sont nombreux, chantent

    avec elle. C'est dommage de quitter Salonique!

    Nous laissons le concert avec regret. Nous courons au

    tram qui nous conduit pour un sou jusqu'à l'extrémité

    de la ville. Nous  devons quitter le Camp de la Jonction

    à minuit. On fait de grands feux on attendant. On

    dirait la fête de la Saint-Jean. Nous apercevons au loin,

    à la gare, l'incendie d'un wagon de munitions. C'est

    comme un immerse feu d'artifice avec des détonations

    à n'en plus finir. 


Description

Save description
  • 40.6400629||22.9444191||

    Salonique

  • 40.5193618||22.2052162||

    Verria (Véria, Grèce)

  • 36.700987||3.0595069999999396||

    ||1
Location(s)
  • Story location
  • Document location Salonique
  • Additional document location Verria (Véria, Grèce)


ID
21713 / 255802
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Archives départementales de la Drôme
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


  • Français

  • Balkans

  • Remembrance



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