1 Num 1030 - "Ma campagne d'Orient 1917-1918" Pierre Roussel., item 7

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page de gauche

10

vont quitter Oran. Mon ancienne compagnie, à peine

rentrée de Mers-El-Kébir, a filé sur Constantine. Ce

qui me rassure, c'est que nos tirailleurs et nos officiers

indigènes sont inaptes. Notre capitaine est

vieux.

On dit parfois que la journée est longue. Pour nous

elle passe rapidement, et la nuit me paraît la durée

de quelques minutes. Quand je me réveille vers

minuit, je suis content, car je me rendors et il me

semble qu'une autre nuit commence. On est si bien

couché quand on court du matin au soir à droite et

à gauche ! A 6 heures, à peine le réveil sonné, les sergents

rentrent au bureau pour faire le bulletin d'appel.

Je les aide. Les absents sont nombreux. On ne me

donne pas d'éclairage. Je fournis la bougie et je supporte

bien des choses. Si je me plaignais on me répondrait

de rejoindre mon escouade, ce qui serait

affreux. Alors il faudrait faire l'exercice et des marches

pénibles. A peine levé je dois me débrouiller à débarrasser

le bureau de la paillasse et des couvertures. Puis

je monte en vitesse prendre mon café à l'escouade,

où chacun trempe son quart dans le bidon. Il ne

faut penser à rien, fermer les yeux et avaler son

"caoua". Je descends vite et me voici attelé à la

besogne jusqu'à 11 heures. Les autres vont déjeuner ;

moi, je dois d'abord porter le rapport au capitaine

et au lieutenant à leur hôtel. Le vieux est toujours

grognon. Je suis au restaurant à midi. C'est grâce

à cette course que je peux déjeuner dehors. Le repas

terminé de suite au bureau où je reste jusqu'à 18

heures. Les camarades vont se promener tandis que je

retourne chez les officiers faire lire le cahier et signer

les pièces. Je soupe au restaurant à 19 heures et je rentre

me coucher. Malgré cette vie de travail presque sans répit,

je m'estime très heureux quand je songe à ce

que je souffrirais dans l'escouade.

Il y a ici des choses que je n'ai pas encore vues

ailleurs, par exemple des marchands de gâteaux à bicyclette,

des cadres en bois à la terrasse des cafés pour


page de droite

11

Avant le départ. Tirailleur à Bizerte.

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page de gauche

10

vont quitter Oran. Mon ancienne compagnie, à peine

rentrée de Mers-El-Kébir, a filé sur Constantine. Ce

qui me rassure, c'est que nos tirailleurs et nos officiers

indigènes sont inaptes. Notre capitaine est

vieux.

On dit parfois que la journée est longue. Pour nous

elle passe rapidement, et la nuit me paraît la durée

de quelques minutes. Quand je me réveille vers

minuit, je suis content, car je me rendors et il me

semble qu'une autre nuit commence. On est si bien

couché quand on court du matin au soir à droite et

à gauche ! A 6 heures, à peine le réveil sonné, les sergents

rentrent au bureau pour faire le bulletin d'appel.

Je les aide. Les absents sont nombreux. On ne me

donne pas d'éclairage. Je fournis la bougie et je supporte

bien des choses. Si je me plaignais on me répondrait

de rejoindre mon escouade, ce qui serait

affreux. Alors il faudrait faire l'exercice et des marches

pénibles. A peine levé je dois me débrouiller à débarrasser

le bureau de la paillasse et des couvertures. Puis

je monte en vitesse prendre mon café à l'escouade,

où chacun trempe son quart dans le bidon. Il ne

faut penser à rien, fermer les yeux et avaler son

"caoua". Je descends vite et me voici attelé à la

besogne jusqu'à 11 heures. Les autres vont déjeuner ;

moi, je dois d'abord porter le rapport au capitaine

et au lieutenant à leur hôtel. Le vieux est toujours

grognon. Je suis au restaurant à midi. C'est grâce

à cette course que je peux déjeuner dehors. Le repas

terminé de suite au bureau où je reste jusqu'à 18

heures. Les camarades vont se promener tandis que je

retourne chez les officiers faire lire le cahier et signer

les pièces. Je soupe au restaurant à 19 heures et je rentre

me coucher. Malgré cette vie de travail presque sans répit,

je m'estime très heureux quand je songe à ce

que je souffrirais dans l'escouade.

Il y a ici des choses que je n'ai pas encore vues

ailleurs, par exemple des marchands de gâteaux à bicyclette,

des cadres en bois à la terrasse des cafés pour


page de droite

11

Avant le départ. Tirailleur à Bizerte.


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  • March 10, 2019 19:02:44 François Aubrée

    page de gauche

    10

    vont quitter Oran. Mon ancienne compagnie, à peine

    rentrée de Mers-El-Kébir, a filé sur Constantine. Ce

    qui me rassure, c'est que nos tirailleurs et nos officiers

    indigènes sont inaptes. Notre capitaine est

    vieux.

    On dit parfois que la journée est longue. Pour nous

    elle passe rapidement, et la nuit me paraît la durée

    de quelques minutes. Quand je me réveille vers

    minuit, je suis content, car je me rendors et il me

    semble qu'une autre nuit commence. On est si bien

    couché quand on court du matin au soir à droite et

    à gauche ! A 6 heures, à peine le réveil sonné, les sergents

    rentrent au bureau pour faire le bulletin d'appel.

    Je les aide. Les absents sont nombreux. On ne me

    donne pas d'éclairage. Je fournis la bougie et je supporte

    bien des choses. Si je me plaignais on me répondrait

    de rejoindre mon escouade, ce qui serait

    affreux. Alors il faudrait faire l'exercice et des marches

    pénibles. A peine levé je dois me débrouiller à débarrasser

    le bureau de la paillasse et des couvertures. Puis

    je monte en vitesse prendre mon café à l'escouade,

    où chacun trempe son quart dans le bidon. Il ne

    faut penser à rien, fermer les yeux et avaler son

    "caoua". Je descends vite et me voici attelé à la

    besogne jusqu'à 11 heures. Les autres vont déjeuner ;

    moi, je dois d'abord porter le rapport au capitaine

    et au lieutenant à leur hôtel. Le vieux est toujours

    grognon. Je suis au restaurant à midi. C'est grâce

    à cette course que je peux déjeuner dehors. Le repas

    terminé de suite au bureau où je reste jusqu'à 18

    heures. Les camarades vont se promener tandis que je

    retourne chez les officiers faire lire le cahier et signer

    les pièces. Je soupe au restaurant à 19 heures et je rentre

    me coucher. Malgré cette vie de travail presque sans répit,

    je m'estime très heureux quand je songe à ce

    que je souffrirais dans l'escouade.

    Il y a ici des choses que je n'ai pas encore vues

    ailleurs, par exemple des marchands de gâteaux à bicyclette,

    des cadres en bois à la terrasse des cafés pour


    page de droite

    11

    Avant le départ. Tirailleur à Bizerte.

  • November 28, 2018 05:14:15 Paraskevas Dimitropoulos

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    vont quitter Oran. Mon ancienne compagnie, à peine

    rentrée de Mers-El-Kébir, a filé sur Constantine. Ce

    qui me rassure, c'est que nos tirailleurs et nos

    officiers indigènes sont inaptes. Notre capitaine est

    vieux.

          On dit parfois que la journée est longue. Pour nous

    elle passe rapidement, et la nuit me paraît la durée

    de quelques minutes. Quand je me réveille vers

    semble qu'une autre nuit commence. On est si bien

    couché quand on court du matin a soir à droite et

    à gauche! A 6 heures, à peine le réveil sonné, les

    sergents rentrent au bureau pour faire le bulletin d'appel.

    Je les aide. Les absents sont nombreux. On ne me

    donne pas d'éclairage. Je fournis la bougie et je supporte

    bien des choses. Si je me plaignais on me

    répondrait de rejoindre mon escouade, ce qui serait

    affreux. Alors il faudrait faire l'exercise et des

    marches pénibles. A peine levé je dois me débrouiller à

    débarrasser le bureau de la paillasse et des couvertures. Puis

    je monte en vitesse prendre mon café à l'escouade,

    où chacun trempe son quart dans le bidon. Il ne

    faut penser à rien, fermer les yeux et avaler son

    "caoua". Je descends vite et me voici attelé à la

    besogne jusqu'à 11 heures. Les autres vont déjeuner;

    moi, je dois d'abord porter le rapport au capitaine

    et au lieutenant à leur hôtel. Le vieux est toujours

    grognon. Je suis au restaurant à midi. C'est grâce

    à cette course que je peux déjeuner dehors. Le repas

    terminé de suite au bureau où je reste jusqu'à 18

    heures. Les camarades vont se promener tandis que je

    retourne chez les officiers faire lire le cahier et signer

    les pièces. Je soupe au restaurant à 19 heures et je rentre

    me coucher. Malgré cette vie de travail presque sans

    répit, je m'estime très heureux quand je songe à ce

    que je souffrirais dans l'escouade.

          Il y a ici des choses que je n'ai pas encore vues

    ailleurs, par exemple des marchands de gâteaux à

    bicyclette, des cadres en bois à la terrasse des cafés pour


    11

    Avant le départ. Tirailleur à Bizerte.


  • November 28, 2018 05:13:43 Paraskevas Dimitropoulos

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    vont quitter Oran. Mon ancienne compagnie, à peine

    rentrée de Mers-El-Kébir, a filé sur Constantine. Ce

    qui me rassure, c'est que nos tirailleurs et nos

    officiers indigènes sont inaptes. Notre capitaine est

    vieux.

          On dit parfois que la journée est longue. Pour nous

    elle passe rapidement, et la nuit me paraît la durée

    de quelques minutes. Quand je me réveille vers

    semble qu'une autre nuit commence. On est si bien

    couché quand on court du matin a soir à droite et

    à gauche! A 6 heures, à peine le réveil sonné, les

    sergents rentrent au bureau pour faire le bulletin d'appel.

    Je les aide. Les absents sont nombreux. On ne me

    donne pas d'éclairage. Je fournis la bougie et je supporte

    bien des choses. Si je me plaignais on me

    répondrait de rejoindre mon escouade, ce qui serait

    affreux. Alors il faudrait faire l'exercise et des

    marches pénibles. A peine levé je dois me débrouiller à

    débarrasser le bureau de la paillasse et des couvertures. Puis

    je monte en vitesse prendre mon café à l'escouade,

    où chacun trempe son quart dans le bidon. Il ne

    faut penser à rien, fermer les yeux et avaler son

    "caoua". Je descends vite et me voici attelé à la

    besogne jusqu'à 11 heures. Les autres vont déjeuner;

    moi, je dois d'abord porter le rapport au capitaine

    et au lieutenant à leur hôtel. Le vieux est toujours

    grognon. Je suis au restaurant à midi. C'est grâce

    à cette course que je peux déjeuner dehors. Le repas

    terminé de suite au bureau où je reste jusqu'à 18

    heures. Les camarades vont se promener tandis que je

    retourne chez les officiers faire lire le cahier et signer

    les pièces. Je soupe au restaurant à 19 heures et je rentre

    me coucher. Malgré cette vie de travail presque sans

    répit, je m'estime très heureux quand je songe à ce

    que je souffrirais dans l'escouade.

          Il y a ici des choses que je n'ai pas encore vues

    ailleurs, par exemple des marchands de gâteaux à

    bicyclette, des cadres en bois à la terrasse des cafés pour




  • November 28, 2018 05:11:48 Paraskevas Dimitropoulos

    10


    vont quitter Oran. Mon ancienne compagnie, à peine

    rentrée de Mers-El-Kébir, a filé sur Constantine. Ce

    qui me rassure, c'est que nos tirailleurs et nos

    officiers indigènes sont inaptes. Notre capitaine est

    vieux.

          On dit parfois que la journée est longue. Pour nous

    elle passe rapidement, et la nuit me paraît la durée

    de quelques minutes. Quand je me réveille vers

    semble qu'une autre nuit commence. On est si bien

    couché quand on court du matin a soir à droite et

    à gauche! A 6 heures, à peine le réveil sonné, les

    sergents rentrent au bureau pour faire le bulletin d'appel.

    Je les aide. Les absents sont nombreux. On ne me

    donne pas d'éclairage. Je fournis la bougie et je supporte

    bien des choses. Si je me plaignais on me

    répondrait de rejoindre mon escouade, ce qui serait

    affreux. Alors il faudrait faire l'exercise et des

    marches pénibles. A peine levé je dois me débrouiller à

    débarrasser le bureau de la paillasse et des couvertures. Puis

    je monte en vitesse prendre mon café à l'escouade,

    où chacun trempe son quart dans le bidon. Il ne

    faut penser à rien, fermer les yeux et avaler son

    "caoua". Je descends vite et me voici attelé à la

    besogne jusqu'à 11 heures. Les autres vont déjeuner;

    moi, je dois d'abord porter le rapport au capitaine

    et au lieutenant à leur hôtel. Le vieux est toujours

    grognon. Je suis au restaurant à midi. C'est grâce

    à cette course que je peux déjeuner dehors. Le repas

    terminé de suite au bureau où je reste jusqu'à 18

    heures. Les camarades vont se promener tandis que je

    retourne chez les officiers faire lire le cahier et signer

    les pièces. Je soupe au restaurant à 19 heures et je rentre

    me coucher. Malgré cette vie de travail presque sans

    répit, je m'estime très heureux quand je songe à ce

    que je souffrirais dans l'escouade.


  • November 28, 2018 05:09:38 Paraskevas Dimitropoulos

    10


    vont quitter Oran. Mon ancienne compagnie, à peine

    rentrée de Mers-El-Kébir, a filé sur Constantine. Ce

    qui me rassure, c'est que nos tirailleurs et nos

    officiers indigènes sont inaptes. Notre capitaine est

    vieux.

          On dit parfois que la journée est longue. Pour nous

    elle passe rapidement, et la nuit me paraît la durée

    de quelques minutes. Quand je me réveille vers

    semble qu'une autre nuit commence. On est si bien

    couché quand on court du matin a soir à droite et

    à gauche! A 6 heures, à peine le réveil sonné, les

    sergents rentrent au bureau pour faire le bulletin d'appel.

    Je les aide. Les absents sont nombreux. On ne me

    donne pas d'éclairage. Je fournis la bougie et je supporte

    bien des choses. Si je me plaignais on me

    répondrait de rejoindre mon escouade, ce qui serait

    affreux. Alors il faudrait faire l'exercise et des

    marches pénibles. A peine levé je dois me débrouiller à

    débarrasser le bureau de la paillasse et des couvertures. Puis

    je monte en vitesse prendre mon café à l'escouade,

    où chacun trempe son quart dans le bidon. Il ne

    faut penser à rien, fermer les yeux et avaler son

    "caoua". Je descends vite et me voici attelé à la

    besogne jusqu'à 11 heures. Les autres vont déjeuner;

    moi, je dois d'abord porter le rapport au capitaine

    et au lieutenant à leur hôtel. Le vieux est toujours

    grognon. Je suis au restaurant à midi. C'est grâce

    à cette course que je peux déjeuner dehors. Le repas

    terminé de suite au bureau où je reste jusqu'à 18

    heures.


  • November 28, 2018 05:08:41 Paraskevas Dimitropoulos

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    vont quitter Oran. Mon ancienne compagnie, à peine

    rentrée de Mers-El-Kébir, a filé sur Constantine. Ce

    qui me rassure, c'est que nos tirailleurs et nos

    officiers indigènes sont inaptes. Notre capitaine est

    vieux.

          On dit parfois que la journée est longue. Pour nous

    elle passe rapidement, et la nuit me paraît la durée

    de quelques minutes. Quand je me réveille vers

    semble qu'une autre nuit commence. On est si bien

    couché quand on court du matin a soir à droite et

    à gauche! A 6 heures, à peine le réveil sonné, les

    sergents rentrent au bureau pour faire le bulletin d'appel.

    Je les aide. Les absents sont nombreux. On ne me

    donne pas d'éclairage. Je fournis la bougie et je supporte

    bien des choses. Si je me plaignais on me

    répondrait de rejoindre mon escouade, ce qui serait

    affreux. Alors il faudrait faire l'exercise et des

    marches pénibles. A peine levé je dois me débrouiller à

    débarrasser le bureau de la paillasse et des couvertures. Puis

    je monte en vitesse prendre mon café à l'escouade,

    où chacun trempe son quart dans le bidon. Il ne

    faut penser à rien, fermer les yeux et avaler son

    "caoua". Je descends vite et me voici attelé à la

    besogne jusqu'à 11 heures. Les autres vont déjeuner;

    moi, je dois d'abord porter le rapport au capitaine

    et au lieutenant à leur hôtel. Le vieux est toujours

    grognon. Je suis au restaurant à midi. C'est grâce


  • November 28, 2018 05:07:37 Paraskevas Dimitropoulos

    10


    vont quitter Oran. Mon ancienne compagnie, à peine

    rentrée de Mers-El-Kébir, a filé sur Constantine. Ce

    qui me rassure, c'est que nos tirailleurs et nos

    officiers indigènes sont inaptes. Notre capitaine est

    vieux.

          On dit parfois que la journée est longue. Pour nous

    elle passe rapidement, et la nuit me paraît la durée

    de quelques minutes. Quand je me réveille vers

    semble qu'une autre nuit commence. On est si bien

    couché quand on court du matin a soir à droite et

    à gauche! A 6 heures, à peine le réveil sonné, les

    sergents rentrent au bureau pour faire le bulletin d'appel.

    Je les aide. Les absents sont nombreux. On ne me

    donne pas d'éclairage. Je fournis la bougie et je supporte

    bien des choses. Si je me plaignais on me

    répondrait de rejoindre mon escouade, ce qui serait

    affreux. Alors il faudrait faire l'exercise et des

    marches pénibles. A peine levé je dois me débrouiller à

    débarrasser le bureau de la paillasse et des couvertures. Puis

    je monte en vitesse prendre mon café à l'escouade,

    où chacun trempe son quart dans le bidon. Il ne

    faut penser à rien, fermer les yeux et avaler son

    "caoua". Je descends vite et me voici attelé à la

    besogne jusqu'à 11 heures. Les autres vont déjeuner;


  • November 28, 2018 05:05:31 Paraskevas Dimitropoulos

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    vont quitter Oran. Mon ancienne compagnie, à peine

    rentrée de Mers-El-Kébir, a filé sur Constantine. Ce

    qui me rassure, c'est que nos tirailleurs et nos

    officiers indigènes sont inaptes. Notre capitaine est

    vieux.

          On dit parfois que la journée est longue. Pour nous

    elle passe rapidement, et la nuit me paraît la durée

    de quelques minutes. Quand je me réveille vers

    semble qu'une autre nuit commence. On est si bien

    couché quand on court du matin a soir à droite et

    à gauche! A 6 heures, à peine le réveil sonné, les

    sergents rentrent au bureau pour faire le bulletin d'appel.

    Je les aide. Les absents sont nombreux. On ne me

    donne pas d'éclairage. Je fournis la bougie et je supporte

    bien des choses. Si je me plaignais on me

    répondrait de rejoindre mon escouade, ce qui serait

    affreux. Alors il faudrait faire l'exercise et des

    marches pénibles. A peine levé je dois me débrouiller à

    débarrasser le bureau de la paillasse et des couvertures.


Description

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  • 35.6970697||-0.6307988||

    Oran, Algérie

  • 35.722219||-0.7105267||

    Mers-El-Kébir

  • 36.360155||6.642433||

    Constantine, Algérie

  • 37.2767579||9.8641609||

    Bizerte, Tunisie

  • 36.700987||3.0595069999999396||

    ||1
Location(s)
  • Story location
  • Document location Oran, Algérie
  • Additional document location Mers-El-Kébir
  • Additional document location Constantine, Algérie
  • Additional document location Bizerte, Tunisie
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ID
21713 / 255797
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Archives départementales de la Drôme
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


December 13, 1916
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