1 Num 1030 - "Ma campagne d'Orient 1917-1918" Pierre Roussel., item 3

Edit transcription:
...
Transcription saved
Enhance your transcribing experience by using full-screen mode

Transcription

You have to be logged in to transcribe. Please login or register and click the pencil-button again

 page de gauche

Avant le départ. Zouave à Oran.


 page de droite

3

Avant-Propos


Si le lecteur espère trouver dans cet ouvrage

des récits de batailles, qu'il sache de suite que je

n'ai pas combattu. J'ai souffert, parfois même beaucoup ;

j'ai subi des privations ; en certaines circonstances

le danger a plané sur moi ; mais la chance

m'a favorisé.                                                  

Je suis parti de Bizerte pour Salonique le 8 Janvier

1917, avec le 9ème Bataillon mixte d'étapes du

8ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens. Remarquez

l'emploi du terme : mixte. Il a une grande importance.

Nous avons cru d'abord - du moins beaucoup

d'entre nous l'ont pensé - que notre unité était ainsi

nommée parce qu'elle comprenait des Indigènes et des

Français. C'était une erreur. L'expression : "mixte

d'étapes" signifiait que nous pouvions être destinés,

selon les besoins, aux étapes ou au combat. Et

ce fut, en effet, le sort du Bataillon.                            

Le roi de Grèce Constantin, étant hostile aux

Alliés, ceux-ci décidèrent la création d'une "zone

neutre" pour empêcher ses partisans de se ravitailler

dans le nord du pays et d'y recruter des hommes.

Il fallait donc des troupes dans ladite zone pour

y exercer une surveillance, y effectuer un service

de police. C'est dans ce but, je suppose, que notre

bataillon fut constitué, puisque tel a été son rôle

pendant onze mois, avec la tâche, aussi, de réprimer

les actes des Bandes de comitadjis et quelques voleurs qui opéraient

à main armée.

En décembre 1917 nous fûmes dirigés dans la région

du lac Ochrida, en Albanie, pour relever une fraction

du 371ème. Nous devenions alors des combattants. Les

gradés et soldats indigènes étaient prêts à combattre,

puisqu'ils avaient lutté longtemps sur le front français

et que presque tous étaient d'anciens blessés, mais

nous, territoriaux algériens, n'étions pas préparés.

Transcription saved

 page de gauche

Avant le départ. Zouave à Oran.


 page de droite

3

Avant-Propos


Si le lecteur espère trouver dans cet ouvrage

des récits de batailles, qu'il sache de suite que je

n'ai pas combattu. J'ai souffert, parfois même beaucoup ;

j'ai subi des privations ; en certaines circonstances

le danger a plané sur moi ; mais la chance

m'a favorisé.                                                  

Je suis parti de Bizerte pour Salonique le 8 Janvier

1917, avec le 9ème Bataillon mixte d'étapes du

8ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens. Remarquez

l'emploi du terme : mixte. Il a une grande importance.

Nous avons cru d'abord - du moins beaucoup

d'entre nous l'ont pensé - que notre unité était ainsi

nommée parce qu'elle comprenait des Indigènes et des

Français. C'était une erreur. L'expression : "mixte

d'étapes" signifiait que nous pouvions être destinés,

selon les besoins, aux étapes ou au combat. Et

ce fut, en effet, le sort du Bataillon.                            

Le roi de Grèce Constantin, étant hostile aux

Alliés, ceux-ci décidèrent la création d'une "zone

neutre" pour empêcher ses partisans de se ravitailler

dans le nord du pays et d'y recruter des hommes.

Il fallait donc des troupes dans ladite zone pour

y exercer une surveillance, y effectuer un service

de police. C'est dans ce but, je suppose, que notre

bataillon fut constitué, puisque tel a été son rôle

pendant onze mois, avec la tâche, aussi, de réprimer

les actes des Bandes de comitadjis et quelques voleurs qui opéraient

à main armée.

En décembre 1917 nous fûmes dirigés dans la région

du lac Ochrida, en Albanie, pour relever une fraction

du 371ème. Nous devenions alors des combattants. Les

gradés et soldats indigènes étaient prêts à combattre,

puisqu'ils avaient lutté longtemps sur le front français

et que presque tous étaient d'anciens blessés, mais

nous, territoriaux algériens, n'étions pas préparés.


Transcription history
  • March 10, 2019 18:25:49 François Aubrée

     page de gauche

    Avant le départ. Zouave à Oran.


     page de droite

    3

    Avant-Propos


    Si le lecteur espère trouver dans cet ouvrage

    des récits de batailles, qu'il sache de suite que je

    n'ai pas combattu. J'ai souffert, parfois même beaucoup ;

    j'ai subi des privations ; en certaines circonstances

    le danger a plané sur moi ; mais la chance

    m'a favorisé.                                                  

    Je suis parti de Bizerte pour Salonique le 8 Janvier

    1917, avec le 9ème Bataillon mixte d'étapes du

    8ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens. Remarquez

    l'emploi du terme : mixte. Il a une grande importance.

    Nous avons cru d'abord - du moins beaucoup

    d'entre nous l'ont pensé - que notre unité était ainsi

    nommée parce qu'elle comprenait des Indigènes et des

    Français. C'était une erreur. L'expression : "mixte

    d'étapes" signifiait que nous pouvions être destinés,

    selon les besoins, aux étapes ou au combat. Et

    ce fut, en effet, le sort du Bataillon.                            

    Le roi de Grèce Constantin, étant hostile aux

    Alliés, ceux-ci décidèrent la création d'une "zone

    neutre" pour empêcher ses partisans de se ravitailler

    dans le nord du pays et d'y recruter des hommes.

    Il fallait donc des troupes dans ladite zone pour

    y exercer une surveillance, y effectuer un service

    de police. C'est dans ce but, je suppose, que notre

    bataillon fut constitué, puisque tel a été son rôle

    pendant onze mois, avec la tâche, aussi, de réprimer

    les actes des Bandes de comitadjis et quelques voleurs qui opéraient

    à main armée.

    En décembre 1917 nous fûmes dirigés dans la région

    du lac Ochrida, en Albanie, pour relever une fraction

    du 371ème. Nous devenions alors des combattants. Les

    gradés et soldats indigènes étaient prêts à combattre,

    puisqu'ils avaient lutté longtemps sur le front français

    et que presque tous étaient d'anciens blessés, mais

    nous, territoriaux algériens, n'étions pas préparés.

  • March 10, 2019 18:05:07 François Aubrée

     page de gauche

    Avant le départ. Zouave à Oran.


     page de droite

    3

    Avant-Propos


    Si le lecteur espère trouver dans cet ouvrage

    des récits de batailles, qu'il sache de suite que je

    n'ai pas combattu. J'ai souffert, parfois même beaucoup ;

    j'ai subi des privations ; en certaines circonstances

    le danger a plané sur moi ; mais la chance

    m'a favorisé.                                                  

    Je suis parti de Bizerte pour Salonique le 8 Janvier

    1917, avec le 9ème Bataillon mixte d'étapes du

    8ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens. Remarquez

    l'emploi du terme : mixte. Il a une grande importance.

    Nous avons cru d'abord - du moins beaucoup

    d'entre nous l'ont pensé - que notre unité était ainsi

    nommée parce qu'elle comprenait des Indigènes et des

    Français. C'était une erreur. L'expression : "mixte

    d'étapes" signifiait que nous pouvions être destinés,

    selon les besoins, aux étapes ou au combat. Et

    ce fut, en effet, le sort du Bataillon.                            

    Le roi de Grèce Constantin, étant hostile aux

    Alliés, ceux-ci décidèrent la création d'une "zone

    neutre" pour empêcher ses partisans de se ravitailler

    dans le nord du pays et d'y recruter des hommes.

    Il fallait donc des troupes dans ladite zone pour

    y exercer une surveillance, y effectuer un service

    de police. C'est dans ce but, je suppose, que notre

    bataillon fut constitué, puisque tel a été son rôle

    pendant onze mois, avec la tâche, aussi, de réprimer

    les actes des Bandes de comitadjis et quelques voleurs qui opéraient

    à main armée.

    En décembre 1917 nous fûmes dirigés dans la région

    du lac Ochrida, en Albanie, pour relever une fraction

    du 371ème. Nous devenions alors des combattants. Les

    gradés et soldats indigènes étaient prêts à combattre,

    puisqu'ils avaient lutté longtemps sur le front français

    et que presque tous étaient d'anciens blessés, mais

    nous, territoriaux algériens, n'étions pas préparés.


  • November 28, 2018 02:52:38 Paraskevas Dimitropoulos

    Avant le départ. Zouave à Oran.


    3

    Avant-Propos

    Si le lecteur espère trouver dans cet ouvrage

    des récits de batailles, qu'il sache de suite que je

    n'ai pas combattu. J'ai souffert, parfois même beaucoup;

    j'ai subi des privations; en certaines circonstances

    le danger a plané sur moi; mais la chance

    m'a favorisé.                                                  

                     Je suis parti de Bizerte pour Salonique le 8 Janvier

    1917, avec le 9ème Bataillon mixte d'étapes du

    8ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens. Remarquez

    l'emploi du terme: mixte. Il a une grande importance.

    Nous avons ecu d'abord - du moins beaucoup

    d'entre nous l'ont pensé - que notre unité était ainsi

    nommée parce qu'elle comprenait des Indigènes et des

    Français. L'était une erreur. L'expression: "mixte

    d'étapes" signifiait que nous pouvions être destinés,

    selon les besoins, aux étapes ou gu combat. Et'

    ce fut, en effet, le sort du Bataillon.                            

    Le roi de Grèce Constantin, étant hostile aux

    Alliés, ceux-ci décidèrent la création d'une "zone

    neutré" pour empêcher ses partisans de se rabitailles

    dans le nord du pays et d'y recruter des hommes.

    Il fallait donc des troupes dans ladite zone pour

    y exercer une surveillance, y effectuer un service

    de police. C'est dans ce but, je suppose, que notre

    bataillon fut constitué, puisque tel a été son rôle

    pendant onze mois, avec la tâche, aussi, de réprimer

    les actes des Bandes de comitadjis et quelques voleurs qui

    opéraient à main armée.                                                            

              En décembre 1917 nous fûmes dirigés dans la région

    du lac Ochrida, en Albanie, pour relever une fraction

    du 371ème. Nous devenions alors des combattants. Les

    gradés et soldats indigènes, étaient prêts à combattre,

    puisqu'ils avaient lutté longtemps sur le front Français

    et que presque tous étaient d'anciens blessés, mais

    nous, territoriaux algériens, n'étions pas préparés.


  • November 27, 2018 20:04:33 Paraskevas Dimitropoulos

    Avant le départ. Zouave à Oran.


    3

    Avant-Propos

    Si le lecteur espère trouver dans cet ouvrage

    des récits de batailles, qu'il sache de suite que je

    n'ai pas combattu. J'ai souffert, parfois même beaucoup;

    j'ai subi des privations; en certaines circonstances

    le danger a plané sur moi; mais la chance

    m'a favorisé.                                                  

                     Je suis parti de Bizerte pour Salonique le 8 Janvier

    1917, avec le 9ème Bataillon mixte d'étapes du

    8ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens. Remarquez

    l'emploi du terme: mixte. Il a une grande importance.

    Nous avons ecu d'abord - du moins beaucoup

    d'entre nous l'ont pensé - que notre unité était ainsi

    nommée parce qu'elle comprenait des Indigènes et des

    Français. L'était une erreur. L'expression: "mixte

    d'étapes" signifiait que nous pouvions être destinés,

    selon les besoins, aux étapes ou gu combat. Et'

    ce fut, en effet, le sort du Bataillon.                            

    Le roi de Grèce Constantin, étant hostile aux

    Alliés, ceux-ci décidèrent la création d'une "zone

    neutré" pour empêcher ses partisans de se rabitailles

    dans le nord du pays et d'y recruter des hommes.

    Il fallait donc des troupes dans ladite zone pour

    y exercer une surveillance, y effectuer un service

    de police. C'est dans ce but, je suppose, que notre

    bataillon fut constitué, puisque tel a été son rôle

    pendant onze mois, avec la tâche, aussi, de réprimer



Description

Save description
  • 35.6970697||-0.6307988||

    Oran, Algérie

  • 37.2767579||9.8641609||

    Bizerte, Tunisie

  • 40.6400629||22.9444191||

    Salonique

  • 41.1230977||20.8016481||

    Ochrida (Albanie, pr. FYROM)

  • 36.700987||3.0595069999999396||

    ||1
Location(s)
  • Story location
  • Document location Oran, Algérie
  • Additional document location Bizerte, Tunisie
  • Additional document location Salonique
  • Additional document location Ochrida (Albanie, pr. FYROM)
Login and add location


ID
21713 / 255793
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Archives départementales de la Drôme
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


January 8, 1917 – Dec, 1917
Login to edit the languages
  • Français

Login to edit the fronts
  • Balkans

Login to add keywords
  • Remembrance
  • zouave
  • zouaves

Login and add links

Notes and questions

Login to leave a note